Les eaux printanières
de Ivan Sergueïevitch Tourgueniev

critiqué par Nathafi, le 26 avril 2014
(SAINT-SOUPLET - 50 ans)


La note:  étoiles
Si on pouvait rattraper le temps...
Sanine, cinquante-deux ans, trouve un ancien bijou qui lui remémore ses années de jeunesse. Il avait rencontré Gemma, jeune Italienne, trente ans auparavant, à Francfort où sa mère tenait une confiserie. Mis tout à fait par hasard en sa présence, à la suite d'un malaise qu'a fait Emilio, le frère de la jeune fille, Dmitri tombe immédiatement sous son charme et apprend avec désarroi que celle-ci est hélas fiancée.

Ivan Tourgueniev dresse ici le portrait d'un jeune homme tout en fougue, plein de courage et déterminé. Bien de sa personne, issu de la petite noblesse Russe, une vie agréable s'offre à lui et il attend, inconsciemment, sa promise. Gemma semble être celle qui lui est destinée, il mettra tout en oeuvre pour rendre ce rêve réalisable.

Sauf que la vie nous joue des tours, la jeunesse, la naïveté et l'instinct peuvent déstabiliser l'homme le plus honnête.

C'est ce bilan amer que dresse Sanine devant ce bijou, sa mauvaise conscience lui pèse atrocement et il se doit de se justifier, à défaut de pouvoir rattraper le temps perdu.