L'emprise de Marc Dugain

L'emprise de Marc Dugain

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Fredericpaul, le 24 avril 2014 (Chereng, Inscrit le 19 mai 2013, 57 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 10 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (20 535ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 3 442 

Un assez bon livre

L'emprise est un assez bon roman.
La découpe du livre en courts chapitres facilite l'assimilation des très nombreux personnages.
L'intrigue est assez complexe mais malgré tout lisible grâce au talent de l'écrivain.
Reste quelqus personnages principaux et secondaires intéressants mais qu'on regrette de ne pas mieux connaître.
Quelques belles pages sur l'Irlande, une courte mais juste description de Brest. Aussi une analyse pertinente des conséquences de la mondialisation sur le pouvoir des politiques.
J'ai lu ce roman d'un traite mais, ce matin, il m'en reste assez peu.
C'est donc pour moi un assez bon livre qu'on peut conseiller mais que je n'irai pas jusqu'à offrir.

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Château de cartes

7 étoiles

Critique de Elko (Niort, Inscrit le 23 mars 2010, 42 ans) - 26 août 2016

Dans ce premier épisode de sa trilogie, Marc Dugain non livre une vision désabusée et cynique du jeu politique à la française.
L'intrigue, diffuse au départ, trouve toute sa cohérence au final. Et il est amusant d'essayer de trouver quel politique réel se cache derrière les personnages.
L'emprise c'est cet ascendant que l'on veut avoir sur l'autre. Dans ce roman chacun cherche le pouvoir sur ses commensaux. Un angle par lequel asseoir sa dominance. La politique semble avoir les mains entravées par les grands capitaines d'industries et les services de renseignement, ceux qui peuvent et ceux qui savent. Ceux qui ont des moyens de pression. Et à ce jeu des chaises musicales les allégeances sont rarement consenties de bonne grâce.

Mitigé

5 étoiles

Critique de Falgo (Lauris, Inscrit(e) le 30 mai 2008, 79 ans) - 16 juin 2015

Les critiques précédentes reflètent bien l'ambivalence des jugements portés sur ce livre. Dugain a choisi de présenter la politique française sous l'aspect de sa cuisine. En vue d'une élection présidentielle sont convoqués: le jeu interne à un parti des candidats à la primaire, l’influence glauque des services de renseignements et l'usage qui en est fait par divers acteurs politiques, la position de dirigeants de grandes entreprises (nucléaire, environnement, etc.), les enjeux privés et familiaux des protagonistes, les promesses ministérielles futures en cas d'élection et autres magouilles de la même eau.
Le lecteur sent bien que ce côté des choses reflète une réalité du monde politique sur laquelle, en vrai, le citoyen lambda n'a que peu d'informations. Mais cela donne un roman composite. Bien agencé, il procure une facilité et un certain intérêt de lecture. Et, en même temps, le style de l'écriture, la description des personnages, les problématiques évoquées paraissent être largement en dessous de ce que pourrait être une description de la politique française. Je trouve ce livre très inférieur à ce que j'attends de cet écrivain, que j'aime plutôt par ailleurs. Je me trouve en face d'un médiocre scénario qui donnera probablement un médiocre téléfilm, puisque le projet en est semble-t-il en cours. Quand je songe à la qualité, sur le même sujet et avec des ingrédients analogues, de la série danoise "Borgen", mon malaise vis à vis de ce livre augmente.

La réalité diminuée

4 étoiles

Critique de Eric B. (Bruxelles, Inscrit(e) le 15 février 2001, 51 ans) - 22 mai 2015

Roman particulièrement décevant de Marc Dugain, qui nous avait pourtant habitué à beaucoup mieux. Un des personnages, nous dit l’auteur, ne lit jamais de roman, considérant la fiction comme une caricature de la réalité. C’est exactement l’impression que m’a laissé ce livre, très en deçà de la compréhension du monde politique que l’on peut avoir à travers les médias ou les biographies.

« La fiction, selon Régis Jaffret, c’est de la réalité augmentée ». Ici, c’est de la réalité diminuée, qu’il faudrait plutôt écrire. Les personnages sont de vagues fantoches sans foi ni loi, n’ayant que l’ambition d’accéder à la magistrature suprême comme mobile. La partie « roman d’espionnage » est cousue de fil blanc. Le style est plat.

Oui, la seule vertu de ce roman, en définitive, c’est d’être « agréable à lire ». Pour le reste, il y a bien plus à puiser, même en termes de romanesque, dans n’importe quelle biographie d’homme et ou de femme politique française que dans ce mauvais faux thriller sans structure ni suspens.

Autant j’ai adhéré sans réserve à "La malédiction d’Edgar", "Une exécution ordinaire" ou "L'avenue des géants", passionnants de bout en bout et littérairement très réussis, autant cette "Emprise", qui tourne à vide, me semble parfaitement dispensable. Curieux de voir si la suite relèvera un peu le niveau de ce qui est annoncé comme une trilogie.

Politique-fiction ou lucidité...

8 étoiles

Critique de Henri Cachia (LILLE, Inscrit le 22 octobre 2008, 56 ans) - 27 avril 2015

Politique-fiction ou lucidité...

Ça va devenir une habitude. Je découvre de très bons écrivains après qu'ils aient écrit de nombreux livres. En l'occurrence le 10ème pour Marc Dugain.

Il s'agit ici du fonctionnement de notre société au travers des rapports des différentes institutions politiques avec les lobbies, les services secrets et quelques autres personnages de second plan..
Au delà de notre petite société française, l'auteur étend sa réflexion aux relations qu'entretiennent entre eux les différents pays dominants de notre monde contemporain. Pas celles au grand jour ; celles qu'on ne voit pas. Mais il le fait par le biais d'une écriture particulièrement imagée, avec un sens de la psychanalyse très maîtrisé, et de belles pensées.

(Launay, futur président de la république) : « ...qui lui faisait penser parfois que la bonne définition du paradis était un monde sans Dieu, pensée politiquement incorrecte, qu'il s'abstenait bien sûr de livrer en public. »
(Vincent, un acteur en mal de rôles) : « Mon narcissisme cache un manque total d'estime de moi-même. Je ne suis pas capable de m'intéresser aux autres, je n'en ai pas la force. Je ne m'intéresse qu'à moi, avec une préoccupation secrète : saboter ma vie. Je ne sais pas d'où cela vient. »
(Corti, chef d'un service secret) : « Je viens de trouver une Norton 1957 d'origine. Le type ne voulait pas la vendre. J'ai fouillé un peu dans son dossier aux renseignements généraux et finalement il s'est décidé... »

Bien ressenti Killing79, une récente interview-radio a révélé qu'une série télévisée serait tournée prochainement à partir de « L'emprise » et de « Quinquennat ». Diffusée sur Arte, fin 2016, jusqu'au printemps 2017... Intéressant, non ? Espérons que cette chaîne saura faire face aux différentes pressions qui ne manqueront pas d'arriver de toutes parts.

Politique, pouvoir et magouilles …

7 étoiles

Critique de Ori (Kraainem, Inscrit le 27 décembre 2004, 83 ans) - 6 septembre 2014

Ce roman capte un instant de la vie d’une dizaine de personnages dont les chemins se croisent à la faveur d’une élection présidentielle très actuelle.

Tout au long de chapitres alternés, nous découvrons à la fois un duo d’hommes d’Etat présidentiables qui se haïssent mais conviennent ensemble pourtant des stratégies de l’après-scrutin, quelques services secrets locaux et étrangers, un risque de transfert de technologies à la Chine, et de nombreuses barbouzes alentour.

Si l’on peine souvent sur la question de savoir ‘qui travaille pour qui’ ou ‘à qui profite telle disparition’, l’auteur rend son roman sympathique dès lors qu’il met certains de ses héros aux prises avec des difficultés familiales qui les humanisent !

Certaines comparaisons, pourtant, apparaissent surprenantes, telles des phrases comme « A cette heure-là, la clientèle clairsemée ressemblait à des oiseaux qui picorent sans faim » ou encore « La voiture se porta à sa hauteur. Elle avait tout d’un véhicule banalisé mais, étant déjà banale à l’origine, elle en devenait remarquable ».

Même doute pour cette déclaration aussi sentencieuse qu’approximative : « L’envie, la jalousie ne naissent ni de l’argent, ni de la beauté, ni du pouvoir mais de la liberté, le plus insupportable des privilèges ».

En revanche, je citerai ici une trouvaille plus heureuse, telle que « Il définissait la mondialisation comme une perte de contrôle des gens sur leur propre vie en contrepartie de consommer moins cher ».

Bien qu’il ait le mérite de relater un air du temps, cet opus aux inspirations de qualité inégales ne restera pas inoubliable, me semble-t-il … !

Manipulations politiques

7 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 39 ans) - 29 juillet 2014

Philippe Launay est un sérieux candidat aux futures élections présidentielles. Pour mener à bien sa campagne, il va devoir composer avec ses soucis familiaux et les ennemis de son propre parti qui sont prêts à tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Volone est un grand dirigeant d’industrie qui va devoir faire face à un ancien dossier compromettant et à un syndicaliste encombrant. Tous ces intervenants vont faire appel à Corti, directeur du renseignement intérieur, pour qu’il leur fournisse de nouvelles armes dans le combat qu’ils mènent. Pour enquêter, celui-ci va utiliser Lorraine, une de ses agents, qui va tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur ces histoires.

Marc Dugain nous permet d’accéder, comme si on y était, aux coulisses des secteurs les plus secrets de notre société. Il nous fait découvrir les rencontres et les échanges verbaux parfois houleux, souvent hypocrites de nos hommes politiques. On participe aux décisions plutôt radicales de nos grands dirigeants prises uniquement dans leur intérêt personnel. On comprend alors la toute puissance des services de renseignements et leur poids important sur la vie privée. L’auteur nous ouvre les yeux sur les dérives de la lutte du pouvoir et de l’enrichissement personnel. Tous les coups sont permis, tant que c’est fait avec le sourire.
Avec un gros travail d’analyse et d’information, Marc Dugain imagine les réflexions de nos gouvernants sur différents thèmes sociétaux et la corruption qu’ils mettent en place pour parvenir à leurs fins. J’ai beaucoup apprécié l’approche de la politique à la fois érudite et accessible qui m’a permis de réaliser qu’une grande partie de notre vie est manipulée par les plus grands. J’ai un peu moins été emballé par le nombre important de personnages dont seulement un ou deux deviennent intéressants et par le manque de fil conducteur pour créer le suspense. J’ai ressenti « L’emprise » comme un premier épisode de série télévisée, où les personnages et les décors sont mis en place. On verra la suite…

Pour vivre heureux vivons cachés

6 étoiles

Critique de Pytheas (Pontoise - Marseille, Inscrit le 5 avril 2012, 53 ans) - 29 juillet 2014

Roman agréable à lire, une lecture rapide et qui, je l'imagine ne laissera pas une trace indélébile dans l'esprit du lecteur. Le sujet abordé est passionnant, il s'agit des interconnections entre les mondes de la politique, du syndicalisme et des grosses entreprises du CAC. Oui mais voila, le sujet est survolé Marc Dugain enfonce quelques portes ouvertes telles que la place et le rôle du politique dans notre société mondialisée ou bien encore, fait-on de la politique par idéologie ou bien par soif du gain et du pouvoir, enfin rien de bien nouveau.
Pourtant on se prend au jeu et ce livre se lit très facilement et on pense pouvoir y retrouver nos chères élites, DSK, Hollande, Lauvergeon....etc.....
Toutefois je n'ai pas compris le lien entre les enfants de 3 des protagonistes et le sujet, enfants difficiles, inadaptés, boulets pour leur géniteurs qui marquent la vie des personnages sans qu'on comprenne vraiment quel était le besoin de les associer à cette histoire.

Fiction policière, politique et sociale

9 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 41 ans) - 20 juillet 2014

Une homme politique ambitieux, bien placé pour la prochaine élection présidentielle, un syndicaliste influent porté disparu après des morts dans sa famille, un directeur industriel non moins rayonnant, une photographe tout aussi en vue et une femme au milieu de tout cela forment un polar complexe mêlant intrigue policière, fonctionnement politique, économique et social.
L'intrigue s'avère bien ainsi, fatalement, complexe, les différentes parties qui la composent se croisent, à l'appui d'un épais halo de mystère(s). Comme tout bon polar, un certain degré de noirceur le compose, et ce n'est pas vraiment son aspect économique, politique et syndical qui l'accentue : il le densifie, le noircit encore, mais cet aspect est un tantinet attaché au style de ce livre.

Ce roman est à lire avec lenteur, mais il se montre assez brillant. Il est à recommander.

Peut mieux faire...

6 étoiles

Critique de Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 79 ans) - 24 mai 2014

Si vous vous intéressez aux côtés les plus noirs de la politique politicienne française, et surtout sur les dessous de l'élection présidentielle; vous prendrez un certain plaisir (malsain ?) à parcourir ce court "roman". Mais vous n'y trouverez pas de détails inédits que ne vous aurait déjà appris la presse spécialisée quotidienne.

L'auteur a certes des qualités qu'il a su mettre à contribution lors d'ouvrages antérieurs, mais il aurait pu faire preuve de davantage d'imagination cette fois-ci ! Attendons le prochain.

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  POLITIQUE ET ROMAN 2 Chapitre31 28 avril 2015 @ 10:54

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