153 jours en hiver
de Xavier-Laurent Petit

critiqué par JulesRomans, le 20 avril 2014
(Nantes - 65 ans)


La note:  étoiles
Pour vivre là-bas il faut être Mongol !
Voilà un roman qui permet d’approcher le mode de vie dans les steppes de Sibérie et plus précisément en Mongolie. Alors que son fils est parti à la ville, un grand-père se voit confier sa petite-fille pour l’hiver du fait de la grossesse difficile de la belle-fille.

L’ouvrage était déjà paru en 2002 mais ce n’est que pour l’édition 2014 qu’il lui a été ajouté un supplément d’exploitation pédagogique au contenu assez ludique ; l’ouvrage est largement exploité dans une production du Centre régional de documentation pédagogique de Lille appelé "Lire et écrire la Mongolie".

L’intrigue est bien amenée, elle montre combien un grand-père peut apprendre de choses sur la nature à sa petite-fille. Celle-ci se familiarise avec en particulier un cheval et un aigle, animaux combien fantasmatiques pour les jeunes lecteurs. Ces derniers apprécieront aussi de voir que l’héroïne est ainsi dispensée pendant 153 jours de classe et que l’inspecteur chargé de veiller à la scolarisation est présenté sous des abords fortement négatifs. L’ouvrage a été traduit en chinois à Taïwan, ce qui montre à quel point le jeune lecteur asiatique peut retrouver un univers dont il a un meilleure connaissance qu’un jeune Occidental. On notera que la petite-fille lit régulièrement des extraits du "Vieil homme et la mer" à son grand-père.