Le dico du rock'n'roll au cinéma
de Jean-Emmanuel Deluxe

critiqué par AmauryWatremez, le 14 mars 2014
(Evreux - 48 ans)


La note:  étoiles
L'esprit Rock et Pop au cinéma
Derrière ce pseudo on retrouve l'esprit de Robert Paimboeuf alias Christophe Lemaire, ancien critique de « Starfix ». Il commence tout d'abord par définir ce qu'il appelle l'esprit rock au cinéma, qui est en somme l'éclectisme et l'indépendance d'esprit, sans tomber dans le piège des classifications hasardeuses ou trop fermées. Car tous les films dits rock chroniqués dans ce livre qui se lit d'une traite, ce qui est rare pour un dictionnaire, ne sont pas des films de rock, ou traitant du rock, ou ayant comme fond musical cette musique. L'auteur ne se limite pas au rock, il élargit sa définition jusqu'au pop. Parfois, cependant, quand il parle de chefs d'oeuvres « bis » méconnus, injustement selon lui, il se trompe, « Rat Pfink a Boo boo » est certes moins pénible qu'un Lelouch grande époque ou qu'une prise de tête « bobo » mais c'est un délire qui n'est pas du cinéma : une sorte de Batman « cheap » combat les méchants à l'aide d'un ukulélé (on appréciera la profondeur du sujet).

Cependant, Jean-Emmanuel Deluxe aide à faire la différence entre les films « surfs », les « teenageries » rockabilly, les films d'horreur « pop » et « superpop », il parle longuement des films de groupes, avec les « Beatles », le premier étant à ses yeux, et aux miens, le plus intéressant, « A hard day's night », les autres sentant un peu trop la mariejeanne ou le cannabis avec de vrais morceaux de LSD dedans, avec les « Rolling Stones », dont « Gimme Shelter », récit d'une catastrophe en direct, la fin des utopies des années soixante à Altamont, et le film de Nicholas Roeg avec Mick Jaeger, il énumère les films d'Elvis, qui n'était pas mauvais acteur mais qui choisissait très mal ses réalisateurs, de Frankie Avalon ou d'obscurs stars de la pop des années 60 comme Fabian, il discute des films d'horreur « pop » et « rock », de toute la série des « I was a teenage... » quelque chose, mutant, loup-garou, vampire, en oubliant selon moi le renouveau des années 80 avec « le loup garou de Londres » par exemple, excellent film de John Landis qui redonne du souffle au genre (ce n'est pas une série Z) et il aurait pu ranger les comédies des Z.A.Z sous le registre rock également : de « Kentucky fried movie » à la série des « Police Squad ».

Quelques réalisateurs dans cet esprit rock ou pop : Orson Welles, Antonioni, Donc Coscarelli, John Carpenter (très rock), Dennis Hopper, Jean Yanne, Kubrick, Georges Lucas etc.