La onzième nuit, Indochine, 1954
de Claire Mazard

critiqué par JulesRomans, le 5 mars 2014
(Nantes - 62 ans)


La note:  étoiles
Sacré bouillon de la onzième nuit
En juin 1954 à peu près au moment où vient de se terminer la bataille de Diên Biên Phu, un colon français est capturé en compagnie de son fils par le Vietminh. Ce dernier Paul ne le voit pas se faire tirer dessus, aussi espère-t-il qu’il vit encore, toutefois on comprend bien qu’il tente de s’en convaincre alors que le doute n’est pas vraiment possible. Toutefois son espoir va diminuer au fur à mesure que son périple à travers la jungle tonkinoise.

Paul est amené, malgré ses quinze ans, à rejoindre une colonne de prisonniers français civils et militaires. C’est Lâm, fils du principal domestique de son père, qui lui certifie la mort de sn père. Ce jeune Vietnamien suit clandestinement depuis le début de la capture de Paul le groupe dont il fait parti dans l’espoir de le faire évader. Au bout d’une semaine et demie il y parviendra, d’où le titre "La onzième nuit".

Ce roman historique est basé sur un fait authentique, un Indochinois de 13 ans a aidé le jeune fils de l’ancien patron de son propre père à quitter la colonne de captifs. Dans le récit un certaine d’informations sont glissées comme la superstition liée à l’écoute des cris du tacot, un membre de la famille des lézards.

La partie documentaire, comme toujours, est très bien faite dans cette collection. Outre l’habituelle chronologie, on trouve la carte de l’Indochine française et une interview de l’auteure et de l’illustrateur de la première page de couverture. Ce dernier est bien connu dans le monde de la bande dessinée et il est d’origine vietnamienne et a passé ses toutes premières années à Saigon.