La Jangada
de Jules Verne, Léon Benett (Dessin)

critiqué par Bookivore, le 30 mars 2015
(MENUCOURT - 36 ans)


La note:  étoiles
En remontant le fleuve
Etrange, ce 'petit' Jules Verne (petit, pas tant que ça : mon édition Livre de Poche, fin des années 70, fait quand même 425 pages !), une sorte de croisement entre un roman policier et un roman d'aventures et d'exploration. Verne ayant fait bien plus souvent dans la seconde catégorie que dans la première, et rarement, pour ne pas dire jamais sauf ici, dans le mélange entre les deux, "La Jangada" est donc un des romans à part de l'auteur !

Un excellent roman, par ailleurs, et si je l'ai qualifié de petit, c'est par rapport à sa popularité, assez faible ; le roman n'est clairement pas le plus connu et lu de l'auteur de "Michel Strogoff". Il n'est d'ailleurs pas le plus souvent réédité, mais il n'est hélas pas le seul dans ce cas...

L'action se passe en Amérique du Sud, exclusivement. Tout d'abord, vers le Pérou, puis au Brésil. Via l'Amazone. La famille Garral, menée par Joam, décide de parcourir le fleuve sur une jangada (un gigantesque radeau, en fait une maison flottante), afin de se rendre à Bélem, au Brésil, pour marier la fille de Joam et son amoureux, Manoel. En cours de route, ils vont prendre avec eux Fragoso, un coiffeur brésilien qui tombera amoureux de la domestique, et un certain Torrès, un 'capitaine des bois', ou traqueur d'esclaves enfuis, un homme assez trouble, qui semble avoir des choses à cacher, et qui semble en vouloir à Joam.
A leur arrivée à Manao (où Torrès doit se rendre), Joam est arrêté sur dénonciation de ce dernier, et emprisonné. Motif : il serait un fugitif, évadé de prison voilà plus de 20 ans, où il avait été emprisonné avant d'être pendu pour un meurtre. Joam Garral est en effet bel et bien ce fugitif, de son vrai nom Joam Dacosta, mais en revanche, il est innocent ! Et cela, Torrès le sait très bien...

La première partie est de l'aventure pure et simple sur l'Amazone, et la seconde, une enquête policière où un code secret aura son importance. Les deux parties sont aussi réussies l'une que l'autre, faisant de cette "Jangada" un excellentissime cru vernien, à lire absolument si vous aimez cet auteur génial.