Resident Evil : marhawa desire, tome 2
de Capcom (Scénario), Naoki Serizawa (Dessin)

critiqué par Kalie, le 6 janvier 2014
(Sarthe - 54 ans)


La note:  étoiles
Toujours aussi addictif
Venus enquêter sur un cas de contamination au virus-T dans une école renommée, un professeur en biotechnologies et l’un de ses élèves (également son neveu) découvrent l’impensable : des zombies rapides et agiles dans les sous-sols de l’établissement. Quelqu’un aurait-il modifié le virus-T afin d’en améliorer les effets ? L’enquête sur ce qui semble être un complot bactériologique se poursuit. Les dessins sont toujours aussi réalistes et détaillés, à mon avis d’une qualité supérieure à la moyenne des mangas. A noter que les graphismes des jolies étudiantes attireront forcément le regard des adolescents, public cible de la série. Les premières pages de ce deuxième tome sont très éprouvantes. Nos héros accompagnés de la présidente des élèves, une étudiante sexy dans son uniforme de jeune fille sage (mais armée d’une arbalète…) s’enfoncent dans les sous-sols de l’école d'où l’équipe de nettoyage n’est pas revenue. Les combats au corps-à-corps contre des zombies particulièrement résistants font rage (crânes fendus au sabre japonais ou fracassés à la masse, corps criblés de flèches…). Ces scènes d’action sont bien dessinées malgré une ou deux cases confuses. La présence d’une étrange fille sur les lieux indique qu’il s’agit à l’évidence d’une contamination intentionnelle. L’obstination de la directrice de l’école Marhawa de vouloir préserver la réputation de son établissement en ne prévenant personne (ni les élèves, ni l’extérieur) risque d’entraîner une explosion du nombre de victimes. Malgré quelques dialogues destinés aux adolescents du genre « Hé, dis… tu pourrais être sympa et juste mourir… », le passé des personnages et leurs motivations relèvent le niveau. Après ce début musclé dans les sous-sols (non dénué d’émotion), c’est le temps des explications. Notamment, les confessions de la directrice sur l’identité de la mystérieuse fille vêtue d’un K-way qui semble être à l’origine de la contamination. La vie de certains protagonistes clés est compromise dans les dernières pages. Histoire peut-être de laisser la place à d'autres… Parallèlement, quelques planches nous montrent l’avancée de la grosse cavalerie. Avec l’arrivée imminente de la BSAA (Bioterrorism Security Assessment Alliance : Alliance d’évaluation des risques bioterroristes) et de l’agent Chris Redfield, à priori invincible, il est à craindre que le récit ne perde de sa complexité et de sa force émotionnelle dans les prochains tomes. Dans la lignée de l'épisode précédent, ce manga aux dessins soignés, mélange avec succès milieu estudiantin et histoire de zombies.