Toussaint Louverture, l'arbre noir de la liberté
de Yves Pinguilly

critiqué par JulesRomans, le 28 mars 2014
(Nantes - 62 ans)


La note:  étoiles
Ça se Joux, Louverture vers le centre américain pour un but sochalien
Si Toussaint Louverture est lié à l’histoire d’Haïti, il dû finir sa vie dans la sinistre forteresse de Joux en Franche-Comté non loin de Sochaux, ville qui en matière de football eût ses heures de gloire. Avec 120 pages, le récit un peu plus de la moitié, cet ouvrage dépasse très largement le nombre de pages habituel dans cette collection car il comporte un dossier documentaire de 51 avec en particulier l’intégralité du "Code noir" de 1685 qui est la législation qui s’applique aux noirs des Amériques dans les possessions françaises et aussi le texte complet de la constitution haïtienne de 1801.

L’histoire de l’île de Saint-Domingue en général et sa partie haïtienne colonisée par les Français est bien amenée. L’adulte qui voudra en savoir plus lira "Bertrand d'Ogeron (1613-1676)" de Jacques Ducoin. On apprend que c’est durant l’été 1791 que la plus importante révolte d’esclaves débuta en Haïti. Le lien entre le passé de Toussaint Louverture et les insurgés est bien mis en perspective. Celui qui fut ultérieurement surnommé le "Napoléon noir" fut honteusement trompé par le premier consul Napoléon Bonaparte et Leclerc (époux de Pauline Bonaparte) le chef des armées de se dernier arrivé en février 1802 pour rétablir l’esclavage. Napoléon lui procura des conditions de détention si sévères en métropole que moins d’un an au fort de Joux lui fut fatal.

Vulgarisateur, sans être simpliste, " Toussaint Louverture : l’arbre noir de la liberté" est un livre qui permet de mieux comprendre certains aspects fort éloignés dans l’espace de l’histoire ainsi que tant la situation actuelle en Haïti que certains discours de militants pour la cause des noirs.

Sauf la page de couverture, il ne propose pas d’illustrations, ce que l’on peut regretter, on les trouvera nombreuses et en couleurs dans "Toussaint Louverture" chez Belin. Ce dernier titre, en direction des adultes, sort début 2014 comme "Histoire de l’esclavage" sous la plume de Jean Ètévenaux.