Le grand livre des contes
de Françoise Morvan, Arthur Rackham (Dessin)

critiqué par JulesRomans, le 17 novembre 2013
(Nantes - 59 ans)


La note:  étoiles
Compte-moi le nombre de contes avec un comte
Françoise Morvan a choisi un certain nombre de contes de Grimm et de Perrault plus des contes issus du folklore français, anglais, serbe ou russe. Il est dommage que pour quelques-uns de ces quinze contes, le contenu des notes ne nous renseigne pas sur la provenance ; c’est par exemple le cas pour "Du temps où les arbres parlaient".

Le premier texte du "Grand livre des contes" semble être de la propre inspiration de l’auteure et sert d’introduction pour les jeunes aux contes suivants. Françoise Morvan a réécrit tous les contes qu’elle nous présente et a ensuite choisi des illustrations dans l’immense œuvre de l’artiste anglais Arthur Rackham,né à Londres en 1867. Elle a l’honnêteté de nous signaler que les images choisies ne sont pas toujours celles qu’a produites l’artiste pour ce conte. Ainsi elle utilise des images qu’Arthur Rackham a dessinées pour le conte de Cendrillon avec "La Fiancée du ciel" à côté de celle produite par l’illustrateur pour le conte en question.

Parmi les contes moins connus d’Andersen est présenté celui intitulé "Dame Surelle" plus connu sous le nom de "La fée du sureau" et en danois "Hyldemor"(nom de l’esprit protecteur); à raconter si vous voulez inciter les enfants à boire des tisanes. "Le tueur d’ogres", dont l’action se déroule en Cornouailles, fait allusion à Gallemelle et Grangosier donnés résident au Mont-Saint-Michel, à la Grangoule à Poitiers et d’autres ogres vivant sur le sol de la Gaule ou du royaume des Francs dans ses premiers siècles.

Le livre se veut d’imiter les beaux livres de contes d’antan et par l’illustration il atteint en effet son but; l’univers médiéval avec les côtés mystérieux qu’il pouvait avoir pour un homme né vers le milieu du XIXe siècle est très bien rendu. Notons que tous les contes de renvoient pas à cet imaginaire-là, ce qui évite la monotonie. Les textes remaniés semblent vouloir aller à l’essentiel.