Le cinquième témoin
de Michael Connelly

critiqué par Tanneguy, le 19 octobre 2013
(Paris - 80 ans)


La note:  étoiles
Un procès extraordinaire
Mickey Haller, le demi-frère de Hyeronimus Bosch tient la vedette maintenant dans les romans de Michael Connelly. L'affaire dont il s'occupe cette fois est particulièrement complexe : Lisa Trammel, activiste fameuse défendant les victimes de la crise des "subprimes" est inculpée pour le meurtre de l'un des cadres dirigeant de la principale banque qui s'enrichit en profitant de la détresse des malheureux propriétaires immobiliers. M. Connelly nous expliquera clairement dans le corps du roman les mécanismes financiers de cette crise et cela ne manque pas d'intérêt.

Lisa Trammel est-elle coupable ou innocente ? L'avocat de la défense ne doit pas se poser la question, il doit seulement "faire le job" ; mais le lecteur aura tous les éléments pour essayer de se forger une conviction, comme les douze jurés au tribunal. Le récit de Connelly est passionnant, d'autant que les rebondissements sont incessants, les personnages mis en scène ne manquent pas d'intérêt : avocats, juge, témoins, policiers, auxiliaires enquêteurs (on retrouve certains habitués de l'équipe de Hammer).

Un petit reproche toutefois, le rythme est un peu lent et le lecteur peut parfois "piaffer", mais il ne doit pas se décourager, car les dernières pages réservent des surprises.
Mickey Haller 8 étoiles

Encore une "aventure" de Mickey Haller, avec cette fois_ci un beau revirement de situation à la fin du roman.
L'ambiance du prétoire américain est bien retranscrit.
Toutefois je préfère les aventures de l'autre héros de Michael Connelly, à savoir Hyeronimus Bosch, plus connu sous le nom de Harry Bosch.
Bonne histoire malgré quelques longueurs.

Free_s4 - Dans le Sud-Ouest - 45 ans - 14 août 2016


Une ambiance de prétoire fabuleuse 10 étoiles

Une fois de plus Michael Connelly nous propose un roman absolument passionnant, certes de par un excellent scénario, mais surtout de par une ambiance de prétoire extraordinaire. Il nous immerge totalement dans ce milieu où la justice importe peu voire pas du tout, et où seule la victoire de l'accusation ou de la défense compte. Et pour cela tous les coups sont permis, y compris ceux dont la légalité se discute. D'ailleurs, le héros, Mickey Haller, le répète à plusieurs reprises : il ne veut rien savoir de l'innocence de sa cliente, là n'est pas l'essentiel.

C'est tellement révoltant qu'il m'est arrivé de pester régulièrement tant les différents procédés sont immondes : tout est bon pour gêner, ralentir voire carrément tromper la partie adverse. Comment peut-on en arriver à de telles extrémités alors que la vie d'une personne est en jeu ?

Sincèrement il faut pouvoir assumer et encaisser de travailler dans de telles conditions, sans doute la passion (pour certains) n'y est-elle pas étrangère.

Ceci étant dit l'auteur se révèle être un formidable conteur, et nous garantit une excellente lecture.

Ayor - - 47 ans - 30 juin 2014