La nouvelle géopolitique, guerres et paix aujourd'hui
de François Géré

critiqué par Elya, le 10 septembre 2013
(Savoie - 34 ans)


La note:  étoiles
Initiation illustrée à la géopolitique
C’est la première fois que je lis un ouvrage de la collection « Petite encyclopédie » de Larousse. L’éditeur nous apprend que l’auteur, François Géré, est entre autres, docteur en histoire et président de l’Institut Français d’Analyse Stratégique. Ce livre est paru en 2005 (à noter qu’il existe une édition plus récente de 2012), soit il y a moins de 10 ans, ce qui me semble important quand aux thématiques qu’il aborde.

L’ouvrage est abondamment illustré de photos (dont certaines un peu convenues et partisanes, dont celle de couverture où l’on voit un soldat donnant la main à un petit civil) peintures, estampes, cartes (très claires et simples). Différents chapitres s’enchainent, sans qu’il y ait vraiment de fil conducteur. L’auteur a il me semble seulement voulu exposer un petit melting pot des notions et problématiques qui découlent de la géopolitique post guerre froide. Il compte dépasser les visions simplificatrices telles que « paix = bien », « guerre = mal », ou encore celles qui considèrent des périodes de paix s’alternant avec des périodes de guerre alors que ces périodes se recoupent et forment en fait une continuité. Il revient aussi sur les différents mobiles (affirmés ou masqués) qui peuvent conduire un Etat à déclarer « la guerre » à un autre, sur l’évolution de l’armement, sur les différences entre terrorisme et guérilla, sur le rôle et les modalités de fonctionnement des organismes censés gérer internationalement « la paix »…
J’ai trouvé que le discours n’était pas trop engagé, si ce n’est qu’il déplore plus souvent les actions militaires des Etats-Unis et qu’il prétend que les pays de l’Union Européenne sont, eux, plus investis dans une volonté d’étendre une paix durable.
Il insiste à de nombreuses reprises sur le fait que l’armée et la guerre sont avant tout des outils politiques, ce que l’on a tendance à parfois occulter. Pour cela, il renvoie à la lecture de Clausewitz, auteur du XIXème).

L’ensemble ne suit pas de plan précis mais a le mérite d'être distrayant et instructif. Je pense qu’il s’agit d’une bonne initiation à la géopolitique ; en tout cas je l’ai lu dans ce cadre et j’en suis satisfaite. Pour des lecteurs plus avertis, je pense qu’il sera un peu trop simpliste.