Les Rois maudits, tome 7 : Quand un roi perd la France de Maurice Druon

Les Rois maudits, tome 7 : Quand un roi perd la France de Maurice Druon

Catégorie(s) : Littérature => Francophone , Littérature => Romans historiques

Critiqué par Nance, le 27 août 2013 (Inscrite le 4 octobre 2007, - ans)
La note : 5 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (23 429ème position).
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« Termine pas » la série en force

« Pourquoi cet écroulement ? Qu’est-ce donc qui a retourné le destin ?
C’est la médiocrité. La médiocrité de quelques rois, leur infatuation vaniteuse, leur légèreté aux affaires, leur inaptitude à bien d’entourer, leur nonchalance, leur présomption, leur incapacité à concevoir de grands desseins ou seulement à poursuivre ceux conçus avant eux. »

Publié en 1977, 17 ans après Le Lis et le Lion, ce tome est complètement distinct des autres, en particulier par son style, narré à la première personne par un cardinal, sous forme d’entretiens avec son neveu, son secrétaire et aussi, par intermédiaire, les lecteurs. Il nous parle du règne désastreux de Jean II et la guerre qu’il mena avec Édouard III d’Angleterre. L’auteur nous en avait parlé au tome précédent, mais ici c’est plus en détails.

Si le dernier tome aurait parfait pour conclure la série, est-ce que je peux en dire autant de ce tome-ci ? Non. Dès le départ, c’est déjà moins tentant de continuer une série quand tous les personnages qu’on a appris à aimer / aimer détester sont morts. Narrativement, c’est plus intimiste, c’est comme si il nous parlait directement, mais l’histoire est plus éparpillée et on répète souvent. D’accord le narrateur a de la personnalité, mais il n’était pas présent à ces événements pour la plupart, ce qui lui donne moins de force, je le trouve interchangeable (pourquoi ce personnage et pas un autre ?), je le trouve superflu. Je ne veux pas faire cliché, ce n’est pas juste que je n’aime pas le changement, mais c’était mieux avant. La série finit platement. Durant toute ma lecture je me disais, dramatiquement, « Pourquoi ? ». Des fois il faut savoir quand s’arrêter.

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On ne s'en lasse point !

9 étoiles

Critique de Cédelor (Paris, Inscrit le 5 février 2010, 48 ans) - 22 mai 2020

C’est un 7ème tome toujours très intéressant que voilà, comme les précédents. C’est une superbe et tragique leçon d’Histoire que nous offre Maurice Druon. Celle du roi Jean II le Bon, bien injustement nommé ainsi, au vu du portrait qui en ressort de ce 7ème tome...

Seulement la manière de la raconter n’est pas la même que celle qui a prévalu jusqu’alors. C’est un autre récit, un autre style, d’autres personnages. Et c’est vrai que c’est moins entraînant que les précédents, c’est plus dense et lourd. C’est raconté à la 1ère personne, toujours la même. Il faut plus de patience pour lire un chapitre. Mais on y arrive peu à peu au bout et le plaisir va toujours grandissant jusqu’au chapitre final, la bataille de Poitiers !

Et ça s’arrête là… Dommage, on aurait voulu que ça continue et que ça ne s’arrête jamais ! Ah, si toute l’Histoire de France pouvait être racontée ainsi, on ne s’en lasserait point ! Encore une œuvre de qualité, donc. Merci à Maurice Druon de nous avoir offert tout ça.

Intéressant mais un ton en dessous des volets précédents

7 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 37 ans) - 5 septembre 2016

Incontestablement ce septième volet des Rois maudits marque une rupture avec ses prédécesseurs. Pour commencer l’histoire ne tourne plus autour de la dynastie des Capétiens, puisque celle-ci s’est éteinte avec la mort de Jean 1er le posthume, mais désormais autour de celle des Valois. Deuxième rupture, plutôt brutale: la narration, celle-ci étant aux mains du cardinal Hélie de Périgord. C’est d’ailleurs ce point là qui m’a le plus dérangé. Ce nouveau narrateur, particulièrement bavard et qui s’attache parfois à des faits peu intéressants, entraîne un essoufflement du roman qui perd de son rythme. Chose invraisemblable lorsque l’on songe aux tomes précédents et à leur capacité à happer le lecteur, je me suis parfois ennuyé au cours de cette lecture.
Cependant dans son ensemble ce septième volet est tout de même intéressant de par l’histoire qu’il nous compte. Le début de la guerre de cent ans, l’évolution de la dynastie des Valois et des rapports de force entre un royaume de France sur le déclin et une Angleterre dans une inertie opposée. Le style de l’auteur est toujours aussi fluide et malgré quelques longueurs l’ensemble se lit facilement.
Un septième tome en dessous des précédents mais qui demeure une lecture enrichissante et intéressante.

Un tome à part mais un plaisir intact

8 étoiles

Critique de Elko (Niort, Inscrit le 23 mars 2010, 44 ans) - 28 décembre 2013

On peut légitimement se demander pourquoi ce dernier tome? En effet à la mort de Jean Ier le Posthume (relatée à la fin du 6ème tome) il n'y a plus de descendant direct de Philippe le Bel, donc plus de roi maudit.
Ce tome est également très différent dans la narration puisqu'on assiste à un récit à la première personne sous forme d'entretiens d'un légat du pape avec ceux de sa suite qui l'accompagnent lors d'un voyage diplomatique.
Néanmoins il reste une certaine cohérence chronologique et de contenu puisqu'il s'agit à nouveau de suivre le parcours d'un monarque calamiteux qui pourrait laisser penser que la malédiction des templiers s'est élargie aux premiers Valois. De plus toutes les qualités de conteur de Maurice Druon restent présentes.
Encore un bon moment!

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