Rose
de Martin Cruz Smith

critiqué par CC.RIDER, le 10 juin 2013
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Décevant voire ennuyeux
Au début de l'autre siècle, le chercheur d'or Jonathan Blair, de retour d'Afrique, se retrouve dans la sinistre petite ville minière de Wigan au fin fond du Lancashire. Employé de la riche famille Hannay qui possède la totalité des infrastructures minières, il se voit confier une mission un peu étrange par son patron, Lord Hannay, également évêque du lieu : retrouver la trace du révérend Maypole mystérieusement disparu depuis des semaines. L'enquête se révèlera d'autant plus difficile que cette disparition a coïncidé avec une explosion de gaz dans les galeries, laquelle a entraîné la mort de plus de soixante dix mineurs. Intrus mal accepté dans ce monde patriarcal clos, Blair sera rejeté par les mineurs et traité en paria par la famille des propriétaires à commencer par Charlotte, la fiancée du disparu. Une seule exception, Rose Molyneux, une belle et étrange rouquine qui travaille sur le carreau de la mine...
Ce livre, d'une lecture un tantinet laborieuse, n'est pas vraiment un roman policier, ni un roman social, ni même un roman historique, mais un peu de tout cela. L'intrigue ne brille pas par les rebondissements excepté à la fin qui tient de la pirouette et flirte avec les limites du vraisemblable. Que de pages passées à chercher en vain ce malheureux révérend qu'on ne trouve jamais ! Que de descriptions de paysages sans grand intérêt et de digressions inutiles ! Pour ne rien arranger, les personnages sont souvent à la limite de la caricature. L'aventurier digne d'un héros de BD, juste bon à se faire casser la figure à tous les coins de rue, l'évêque et sa famille de nantis paternalistes et puants de prétention, Charlotte, la pimbêche et surtout Rose, la jeune femme émancipée avant l'heure, aux attitudes troubles et troublantes qui ne s'expliqueront que lors du dénouement. Seul réel intérêt : la description des conditions de vie et de travail des mineurs anglais de cette époque. Au total, un ensemble décevant voire ennuyeux. Cruz Smith nous avait habitué à mieux. (Parc Gorki)