Aventures dans le commerce des peaux en Alaska
de John Hawkes

critiqué par Vigno, le 8 mars 2003
( - - ans)


La note:  étoiles
La dernière frontière
En mal d'aventures, à quarante ans passé, Oncle Jack quitte le rassurant Connecticut et débarque en Alaska avec sa douce femme Sissy et leur jeune fille, Sunny. Commence alors une vie d'aventures, une véritable quête donquichottesque, dont le véritable but nous échappe. Mélange de chevalier des temps modernes et de coureur des bois, grand bienfaiteur des affligés au point d'en oublier son entourage, l'Oncle Jack affrontera la nature indomptée du Grand Nord, luttera contre des bêtes sauvages, tantôt découvreur d'or, tantôt éleveur de renards bleus, rêvant de fonder une nouvelle ville dont il serait le hérault. Le tout est raconté par sa fille Sunny, dont l'amour pour ce père semble toujours aussi vif, trente ans après son départ.
Je lis rarement des romans de ce type (à la Jack London, mais avec un fond symbolique). L'esprit pionnier à l'américaine ne m'exalte pas particulièrement. Les gens qui dépensent toute leur énergie à construire et à assurer leur légende personnelle ne me disent rien. John Wayne est mort et c'est tant mieux pour nous, du moins pour moi.
Ceci étant posé, j'avoue que ce roman m'a séduit pas moments. Cela tient à sa construction : en fait, on pourrait dire que sont mises bout à bout d'innombrables aventures de la vie du grand Jack : certaines nous tiennent en haleine, d'autes nous ennuient. Admettons aussi que la fin est particulièrement réussie.
Traduit par Michel Doury