Nuit à Hogsback. Sur les terres sud-africaines de l'Anneau
de Jann Halexander

critiqué par Saartje, le 17 mai 2013
( - 33 ans)


La note:  étoiles
Entre fiction et réalité ? Bienvenue dans l’Afrique du Sud de Tolkien...
Nuit à Hogsback. Sur les terres sud-africaines de l’Anneau.
De Jann Halexander, 96 pages. Edité par Trilogie Halexander.

Voilà un livre étrange que vous ne trouverez dans aucune librairie mais uniquement en vente par correspondance (exception faite d’une maison de la presse, à Paris).

Je me suis demandé si Hogsback existait réellement. Les photos de l’ouvrage sont belles sans forcément être parlantes mais la description de ce lieu et aussi de cette Afrique si méconnue (l’Afrique du Sud) est très perturbante. Je ne savais pas non plus que ce pays était le lieu de naissance d’un des écrivains les plus célèbres du monde : Tolkien, l’auteur du Seigneur des Anneaux, œuvre que je ne connais que partiellement. Et après réflexion, oui c’est vrai, la grandeur des paysages sud-africains aurait pu servir d’inspiration à l’auteur, au même titre que les envoûtants paysages d’Ecosse ou d’Irlande.

J’ai vérifié si Hogsback existait réellement. Ce petit lieu de chalets perdu dans une immense forêt de sapins, qui se retrouve coupé du monde au moindre blizzard existe vraiment. Malgré les descriptifs abondants, j’avais quelques doutes. On se demande si les rencontres que fait l’auteur sont réelles ou rêvées. Les êtres humains passent comme des ombres dans l’immensité sud-africaine. Les envolées lyriques sont nombreuses, vocabulaire soyeux, abondant. Les parallèles entre la nature dans laquelle se promène l’auteur et le Seigneur des Anneaux, de façon générale les œuvres de Fantasy, laissent songeur.
Ce récit, qui s’étend sur près d’une centaine de pages, est un patchwork halluciné mêlant récit, rêve, témoignage, photographies, extraits de correspondances, sociologie, histoire, nature, analyse littéraire, regard critique, le tout sous l’ombre écrasante (à défaut d’être bienveillante ?) de Tolkien, maître d’une œuvre qui n’ a pas fini de fasciner l’auteur, on le ressent fortement au fil des pages, et…de NOUS fasciner.



Saartje