Alex et Léon dans les camps français
de Rolande Causse, Gilles Rapaport (Dessin)

critiqué par JulesRomans, le 16 mai 2013
(Nantes - 61 ans)


La note:  étoiles
Son fils Léon lui, a crevé le bidon d'eau d'Alexandre le petit
Il s’agit de la partie authentique de la vie d’une famille juive dont on avait dressé les grandes lignes dans l’ouvrage "Ita-Rose" paru chez le même éditeur. Deux des enfants, dont on nous raconte l’histoire, trouveront refuge à la colonie d’Izieu et seront déportées lors de la rafle décidée par Klaus Barbie. On lira sur la vie et l’arrestation des petits colons un des trois ouvrages pour les jeunes (avec de grosses nuances d’âge entre eux) que nous avions chroniqués sur Critiques libres, à savoir " La colonie des enfants d'Izieu 1943-1944" (excellent documentaire, avec page 126 la photographie de Claudine et Mina Halaunbrenner), "Les Enfants d'Izieu. Au malheur de mes onze ans" (par Rolande Causse), "Le voyage sans retour des enfants d'Izieu".

"Alex et Léon dans les camps français 1942/1943" nous montre la vie difficile d’une famille juive d’origine polonaise vivant durant l’été 1942 à Paris, ceci sans le père Jacob Halaunbrenner déjà parti en zone libre. L’arrivée en région non occupée au sud-est d’Angoulême se traduit rapidement par un jeu de chaises musicales dans les camps de Nexon (Haute-Vienne), Rivesaltes (Pyrénées-Orientales) et Gurs (Pyrénées-Atlantiques aujourd’hui). Le père arrive à faire sortir sa femme et ses quatre enfants de ce dernier endroit et l’ouvrage se termine par leur arrivée à Lyon.

Les illustrations d’une grande intensité dramatique mélangent dessins et photographies aux contours retravaillés. Les couleurs froides dominent et mettent ainsi en exergue les étoiles jaunes et des tâches de rouge. On pourra voir Alexandre Halaunbrenner (appelé Alex dans cet ouvrage) interviewé en 2012 à http://limousin.france3.fr/2012/08/…