Tuniques bleues (Les), tome 08 : Les cavaliers du ciel
de Raoul Cauvin (Scénario), Willy Lambil (Dessin)

critiqué par Kalie, le 9 mars 2013
(Sarthe - 49 ans)


La note:  étoiles
Acrophobes s’abstenir
Dans cet album, le lecteur découvre l’utilisation des ballons dirigeables durant la guerre de Sécession ; ceci à travers les tribulations du sergent Chesterfield et du caporal Blutch, nos deux inénarrables héros de la série « Les tuniques bleues ». Une fois de plus, le 22ème de cavalerie a été décimé. Pire, le capitaine Stark a été fait prisonnier. Tout cela à cause de son zèle à charger les troupes sudistes au mépris du danger. Sans sa cavalerie, l’infanterie et l’artillerie de l’Union sont à la merci de la rapidité des cavaliers sudistes. Mais, c’est sans compter une arme révolutionnaire venue directement de France. Une arme passive qui permet d’observer du ciel le mouvement des troupes et d’anticiper l’action de la cavalerie ennemie voire de libérer le capitaine Stark des mains des Confédérés. Il y a bien quelques réglages à effectuer mais que c’est beau le progrès !

L'album comporte beaucoup de gags surtout aux dépens de l’état-major nordiste. Ainsi, le général Pumpkin et le colonel Argusson sont dans le plâtre d’un bout à l’autre de l’histoire à cause de nos deux héros, certes courageux mais très maladroits. Voilà un épisode amusant qui bénéficie toujours des dessins mignons tout plein de Lambil avec en sus une touche historique méconnue de la guerre civile américaine. En effet, sept ballons dirigeables au sein de « L’Union Army Balloon Corps » ont été utilisés par l’armée de l’Union pour la reconnaissance aérienne de 1861 à 1863. Les tentatives sudistes dans ce domaine se sont soldées par des échecs.