Marie Stuart la reine captive
de Danny Saunders

critiqué par Libris québécis, le 23 janvier 2013
(Montréal - 82 ans)


La note:  étoiles
Le Sang de l'Histoire
En politique, tous les moyens sont bons pour se débarrasser des gouvernants. Quand on se scandalise des tueries qui accompagnent l’Histoire et la vie au quotidien comme à Newtown récemment, il faut se rappeler que les « bons » rois et les « bonnes » reines les ont commandées. On se sert avant de servir le peuple depuis toujours.

Marie Stuart a connu les manigances politiques, la partisannerie religieuse comme c’est le cas avec les Républicains aux États-Unis. Plus le temps passe, plus c’est pareil. Reine d’Écosse, elle devient rapidement prisonnière de son château avec Charlotte Gray, sa dame de compagnie. Les deux femmes vivent dans une prison dorée en attendant qu’Élisabeth 1ère prononce sa sentence de mort. Heureusement que dans les circonstances, elles réussirent à connaître la sérénité, l’une dans les bras d’un homme et l’autre auprès de Dieu

La trame est très mal servie par l’écriture. Cet auteur québécois devrait retourner à l’école. Qui plus est, il a raté l’harmonisation de l’Histoire avec la romance. C’est une œuvre bâclée qui répond aux goûts du jour : s’instruire sur le pouce. Bref, c’est du fast novel comme on dit du fast food.