Lucky Luke, tome 20 : Billy the Kid de René Goscinny (Scénario), Morris (Dessin)

Lucky Luke, tome 20 : Billy the Kid de René Goscinny (Scénario), Morris (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Enfants

Critiqué par Kalie, le 28 avril 2013 (Sarthe, Inscrit le 4 juillet 2010, 47 ans)
La note : 9 étoiles
Visites : 1 913 

Ah, la jeunesse !

Paru en 1961, cet album de Lucky Luke s’inscrit dans la pure tradition de la série, avec Morris aux dessins et Goscinny au scénario. L’histoire tourne ici autour d’une figure du Far West, le tristement célèbre Billy the Kid (de son vrai nom William Bonney). Mais sous les crayons des auteurs, le bandit de l’Ouest devient un gamin colérique au physique ingrat (petit, le nez retroussé, les incisives en avant et le visage parsemé de tâches de rousseur). Morris et Goscinny ont enrichi le personnage de détails amusants. Dans leur version, Billy the Kid ne boit que du chocolat chaud et il est friand de desserts. Avec les Dalton, cette caricature du sale gosse constitue l’une des réussites de la série. De fait, Billy the Kid devient un personnage récurrent dans plusieurs albums. Il s’agit d’ailleurs de mon personnage préféré parmi les légendes de l’Ouest (Calamity Jane, Jesse James…) présentes dans les Lucky Luke. La première planche nous montre la naissance puis l’enfance de la petite terreur. A noter que le dessin où l’on voit William Bonney, encore bébé, téter un revolver à la place d’un biberon, a été censuré peu après la parution de l’album avant de réapparaître de nombreuses années plus tard.

Billy the Kid terrorise les habitants d’une petite ville. Tout le monde tremble devant lui, même les autres desperados. Là, les auteurs utilisent le ton de la dérision. Ainsi, sur les ordres de Billy, le patron du saloon ne sert plus que du chocolat chaud et des gâteaux ! Lorsque le garçon attaque la banque, il fait la queue en attendant tranquillement que tous les clients déposent leur argent au guichet avant de la retirer ! Pour le braquage de la diligence, il est allongé dans l'herbe et tous les passagers lui remettent leurs biens à ses pieds ! Impossible pour Lucky Luke de coffrer le délinquant car toutes ces poules mouillées de villageois ont peur de témoigner. Il faut voir l’un d’entre eux pris en otage raconter des histoires au chevet du Kid pour l'aider à s'endormir ou encore le shérif être aux petits soins pour Billy lors d'un court séjour en cellule. Heureusement, Lucky Luke a un plan pour envoyer le bandit sous les verrous : concurrencer le gamin sur son propre terrain…

Côté scénario, c’est du tout bon. On peut en dire autant pour les dessins de Morris. Les personnages sont toujours bien typés et variés (grands, petits, gros, maigres, barbus, moustachus…). Les décors détaillés côtoient les cases épurées au maximum. Enfin, Morris joue toujours avec les couleurs sans tenir compte des conventions (personnages rouges des pieds à la tête, tout un groupe uniformément bleu…). Avec ici, beaucoup de visages verts à cause de la terreur qu’inspire la petite peste. La couverture avec Billy the Kid qui tel un enfant reçoit une fessée de Lucky Luke en dit long sur le ton de l’album.

Bref, sans pour autant être le meilleur, c’est un album phare de la série. A consommer sans modération.

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