Une France vue du ciel
de Catherine Guigon, Patrick Poivre d'Arvor, Yann Arthus-Bertrand (Photographies)

critiqué par Nance, le 8 octobre 2012
( - - ans)


La note:  étoiles
Plus de spontanéité
« Pourquoi ce pays, quand il est photographié par Yann Arthus-Bertrand, donne-t-il à ce point l’image du bonheur et pourquoi ses habitants, quand on les interroge, semblent-ils se plaindre de tout ? La première réponse, la plus évidente, tient à la distance du regard. Vu de loin, tout paraît toujours plus beau et, vu de haut, toujours plus harmonieux. C’est la hauteur de vue qui fait le charme des photos de Yann et qui leur confère cette noblesse. »

Beau-livre de photos aériennes de la France fait en collaboration avec l’ami du photographe Yann Arthus-Bertrand (YAB), le journaliste/animateur/auteur Patrick Poivre d’Arvor (PPDA).

Les photos « vues du ciel », caractéristiques du photographe, sont spectaculaires, comme d’habitude.

Le livre commence avec une longue préface de PPDA, qui nous vante son pays, son histoire et bien que je trouve le texte charmant, j’aurais peut-être préféré allé plus vite dans le sujet, je suis impatience je suppose.

Chaque photo a une légende, un mini texte, une mini illustration indiquant l’endroit où la photo a été prise dans la France et aussi des commentaires personnels de YAB et PPDA, ce qui fait vraiment le petit plus de l’ouvrage (bien que ça m’a fait moins d’effet que 366 jours pour réfléchir à notre Terre).

J’ai lu/regardé Une France vue du ciel, après l’Algérie vue du ciel. Par rapport à celui de l’Algérie, je trouve que ça prend moins de gants blancs, que c’est plus spontané, que le photographe a plus de voix, mais celui de l’Algérie était plus éducatif, on en apprenait plus sur son histoire, la mise en page avait ses points forts et faibles, alors que j’ai trouvé que la mise en page de celui de la France manquait de réflexion.

Mon édition était luxueuse (La Martinière, 2005), le grand format peu pratique, mais qui rendait justice aux photographies. Comme dans le beau-livre sur l’Algérie, j’aurais aimé les textes et légendes plus souvent sur la même page des photos pour éviter les allers-retours, plus savourer le texte avec les photos. Aussi, des fois les renvois de pages numérotés de certaines légendes ce n’était pas évident quand les photos pleine page ne sont pas numérotées. Parfois la mise en page du texte était mal, parfois trop proche du milieu du livre alors qu’il ne manquait pas d’espace (je pense à la page 36), le livre est épais alors ça causait un problème de lisibilité facilement évitable avec un peu d’attention.

Ça ne devrait pas vous surprendre, je recommande toujours les livres de Yann Arthus-Bertrand pour ses photographies.