Le jour des triffides de John Wyndham

Le jour des triffides de John Wyndham
(The day of the Triffids)

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique , Littérature => Anglophone

Critiqué par Bookivore, le 7 octobre 2012 (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 36 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (34 252ème position).
Visites : 1 895 

Mauvaises herbes

On peut vraiment parler de classique absolu de la SF avec ce roman datant de 1951. C'est le chef d'oeuvre de John Wyndham, auteur aussi des "Chrysalides" et surtout, des "Coucous De Midwich", qui deviendra, au cinéma, "Le Village Des Damnés".
"Le Jour Des Triffides" aussi a été adapté au cinéma : "La Révolte Des Triffides". Le roman est meilleur.
L'histoire ? Un homme, Bill Masen, est hospitalisé pour un problème oculaire : il a été attaqué par un triffide (une plante étrange, arrivée mystérieusement sur Terre, on ne sait d'où, ni quand, et qui est capable de se déplacer ; les triffides ont des aiguillons venimeux capables de tuer), s'en est sorti car, enfant, avait déjà été attaqué par une de ces plantes et en a depuis tiré une sorte de petite immunité, mais ses yeux ont trinqué, même s'ils ont été soignés à temps.
Pendant son hospitalisation, une pluie d'éclats de comète a eu lieu, ayant illuminé le ciel d'éclairs verdâtres. Bill a regretté de ne pas pouvoir voir ces éclairs, à cause de sa cécité temporaire, mais lorsqu'il se réveille, le 8 mai, il ne le regrette plus : apparemment, tout le monde, sauf lui, est devenu aveugle. Lui a recouvré la vue, comme il était prévu, la convalescence étant finie, mais les autres, tous les autres (à de rares exceptions près), sont aveugles, et errent dans les rues, apeurés, et à la merci de ces triffides qui, eux aussi, errent dans les rues, les parcs... Eux aussi sont aveugles, mais ça ne compte pas ; la cécité des Hommes les rend vulnérables à ces triffides. Bill et quelques autres survivants pouvant voir vont tout faire pour repousser les triffides...

Un roman passionnant, un classique de la SF, qui n'est pas sans rappeler d'autres classiques comme "La Guerre Des Mondes" de Wells ou "L'Invasion Des Profanateurs" de Finney, pas pour son histoire, mais de par son ambiance apocalyptique et sa narration à la première personne. Un roman que tout amateur de SF/fantastique se doit, absolument, de lire au moins une fois !

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Les éditions

  • Le jour des Triffides [Texte imprimé] John Wyndham traduit de l'anglais par Marcel Battin traduction révisée par Sébastien Guillot
    de Wyndham, John Battin, Marcel (Traducteur)
    Gallimard / Folio. Science-fiction
    ISBN : 9782070312634 ; EUR 7,50 ; 04/01/2007 ; 352 p. ; Poche
  • Le jour des Triffides [Texte imprimé] John Wyndham traduction de l'anglais par Marcel Battin révisée de Sébastien Guillot
    de Wyndham, John Battin, Marcel (Traducteur)
    Terre de brume / Poussière d'étoiles
    ISBN : 9782843622465 ; EUR 18,25 ; 04/01/2005 ; 245 p. ; Broché
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le monde du silence

8 étoiles

Critique de Jfp (La Selle en Hermoy (Loiret), Inscrit le 21 juin 2009, 70 ans) - 11 janvier 2015

Un jour, le monde devint silencieux. Plus de bruits de moteur, plus de sonneries, plus de conversations à bâtons rompus, rien que le bruit du vent dans les ramures des triffides. John Wyndham, se projetant dans un futur indéterminé (l’ouvrage fut écrit quelques petites années après la fin de la seconde guerre mondiale), imagine une double catastrophe mondiale, dont l’origine restera à jamais indéterminée car l’espèce humaine a quasiment disparu en quelques jours. Des manipulations génétiques incontrôlées ont (pense-t-on) donné naissance à une nouvelle espèce végétale (les fameux triffides) dont des compagnies commerciales ont commencé à tirer parti en extrayant de leurs racines une huile précieuse aux vertus multiples. On s’est aperçu, mais trop tard que ces "plantes", soit disant domestiquées, étaient capables de se mettre en marche et de s’en prendre aux humains, dont la chair s’avère bien plus riche en azote que le sol censé les alimenter. La seconde catastrophe (rencontre de la Terre avec une comète ou guerre bactériologique ou chimique via des satellites ?) va rendre l’humanité aveugle, à l’exception de quelques individus ayant réussi à échapper à ce fléau. Une pandémie foudroyante va parachever cette œuvre de destruction massive. Ce sont deux de ces survivants, et quelques autres qu’ils vont rencontrer au passage, que nous allons suivre au cours de leur quête désespérée pour reconstruire un monde dans lequel vivre. Comme dans d’autres romans de la même veine ("Robinson Crusoe", "La guerre des mondes", "Malévil" et bien d’autres), l’idée d’un monde à reconstruire est un prétexte à réfléchir sur la notion de bien et de mal, de solidarité, de pouvoir, de destin, bref sur ce qui préoccupe de toute éternité l’humanité, sans pour autant passer par l’ennui d’un essai philosophique ou d’une exégèse historique. Et l’on ne s’ennuie guère à la lecture du "Jour des triffides", tant on s’attache à ces personnages hantés par leur destin. Une œuvre d’imagination furieusement prémonitoire, mais aussi un extraordinaire roman d’aventures. Seul regret, mais de taille : la langue française est vraiment malmenée dans cette traduction censée avoir fait récemment l’objet d’une révision. Peut-être aurait-il mieux valu ne pas toucher au travail original…

Grosse déception

3 étoiles

Critique de Kalie (Sarthe, Inscrit le 4 juillet 2010, 49 ans) - 8 février 2014

Ce classique de la SF britannique ne m’a guère convaincu. Le début du récit avec le réveil du héros dans l’hôpital, l’humanité aveugle et les triffides s’avère assez angoissant. Hélas, impossible pour moi de croire un seul instant que deux fléaux d'une telle envergure (la cécité à grande échelle des êtres humains et les attaques de dangereux végétaux) s’abattent simultanément sur l’humanité. L’auteur nous présente une succession de modèles de société (pragmatique, individualiste, autoritaire, idéaliste etc.) censés sauver l’espèce humaine. J’ai trouvé les descriptions des règles de vie dans ces communautés antagonistes ainsi que la place réservée dans ces groupes aux voyants et non-voyants d’une lecture laborieuse. D’autant que John Wyndham finit par en oublier ses plantes mortelles. D’ailleurs, il m’est difficile d’imaginer ces dernières se déplaçant hors de leurs racines même dans un roman des années 50… C'est dommage car les réflexions non dénuées d’humour du personnage principal sont plaisantes.

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