Chaque jour est un adieu de Alain Rémond

Chaque jour est un adieu de Alain Rémond

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Chat pitre, le 16 août 2000 (Linkebeek, Inscrite le 23 février 2001, 47 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 10 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (901ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 5 235  (depuis Novembre 2007)

Enfance et souvenirs

Un homme raconte la déchirure qu’a été la vente de sa maison d’enfance.
Depuis tout petit jusqu’à ses 25 ans, il y a vécu et tous ses souvenirs y sont enfouis. A travers ce récit, Alain Rémond entame des sujets comme la séparation de l’enfance vers l'âge adulte, qui ne se fait pas sans heurt, les tabous et les secrets de famille, le déchirement des souvenirs et enfin le deuil. Ce livre est écrit de manière simple et tendre : cet enfant de cantonnier réveille en nous bien des souvenirs et nous donne envie de repasser devant nos maisons d'enfance, de fermer les yeux et de revoir ne fût-ce qu'un instant nos gestes d'enfants, de sentir les odeurs de la cuisine de notre maman. Tant de choses dont il faut faire le deuil pour grandir et devenir un homme.

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Tout en sensibilité !

8 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 58 ans) - 15 juillet 2014

D'habitude la "sensiblerie" m'exaspère mais j'ai été très ému par ce court roman.
Résumer une cinquantaine d'années en 125 pages est bien-sûr mission impossible mais Alain Rémond est parvenu à réaliser un texte clair et parfaitement digérable.

Emotion à fleur de coeur

10 étoiles

Critique de Provisette1 (, Inscrite le 7 mai 2013, 6 ans) - 21 mars 2014

Merveilleux livre où j'ai retrouvé cette humanité généreuse, la douceur, la tendresse manifestes dans tous les écrits d'Alain Rémond, une certaine nostalgie aussi d'un passé que l'on aime encore et toujours sans, toutefois, le regretter totalement.

Un de ces livres trop rares qui vous procure ces instants essentiels de sérénité qui nous font tant défaut.

Magnifiquement humain.

Emouvant et fort parce que simple et juste.

10 étoiles

Critique de Marimori (Gif-sur-Yvette, Inscrite le 18 juillet 2011, 67 ans) - 6 janvier 2012

Quand un livre me touche à ce point par tant de franchise et de profondeur, mais aussi de drôlerie, au point en effet de faire venir des larmes, pas vraiment de tristesse, mais de forte émotion, alors je ne me retiens pas : 5 étoiles sans hésiter.

Je rejoins complètement les critiques qui m'ont précédée : pas de "pathos", pas de clichés faciles, pas de banale nostalgie, mais une analyse tellement juste de ce qui faisait l'enfance de A. Rémond qu'on croit que ce livre a été écrit pour être notre porte-parole.

Dans le livre suivant : "Un jeune homme est passé" Alain Rémond dit qu'il a reçu des centaines de lettres de personnes qui le remerciaient pour "Chaque jour est un adieu".

Superbe !

9 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 44 ans) - 3 avril 2010

Que de tendresse et de pudeur dans ce livre d'Alain Rémond, une pudeur qui se met à nu pour nous raconter l'enfance, la vie qui passe, la vieillesse et la mort. J'ai été particulièrement séduite par la lucidité qui teinte les mots de l'auteur, conscient de son impuissance, de ses absences, du monde qui évolue inexorablement et de vies qui peu à peu se déroulent ailleurs.
L'univers qu'il dépeint est touchant et chacun à sa manière s'y retrouvera dans ces couleurs du passé et le poids des regrets. Pas de pathos à outrance, la juste dose de sensibilité avec au bout du crayon, un petit morceau de bonheur qu'on n'a pas envie de laisser filer.

Sortez vos mouchoirs !

9 étoiles

Critique de Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 63 ans) - 23 janvier 2009

Alain Rémond adopte dans ce récit un ton intimiste touchant et qui va droit au cœur. Il m’a conquise bien que le sujet ne soit pas très original mais quel témoignage poignant et rempli d’amour sur sa famille, en particulier sur sa mère qu’il semblait adorer. Il relate son enfance à Trans en Bretagne puis le départ en pension, la découverte du monde, les classes sociales, la politique, Mai 68 etc… Le plus émouvant c’est la façon dont Alain Rémond est demeuré attaché à la maison de son enfance et la peine déchirante qu’il a éprouvée lorsqu’elle a été vendue. Et puis, cette façon de raconter l’univers de l’enfance, c’est tout à fait remarquable. On ne peut s'empêcher de penser à sa propre enfance en lisant ça. Il avoue d’ailleurs que ce paradis terrestre a été assombri par la mort de l’amour de ses parents, les disputes et parfois les coups. Son âme d’enfant en est restée marquée à jamais et il le dit lui-même : « On ne guérit pas de son enfance ».

Un livre très court mais très riche en émotions. Sortez vos mouchoirs !

« On n’est pas du même monde. Tout leur paraît facile, évident. Ils ont cette aisance naturelle que je n’avais vue, jusqu’ici, que dans les films. Ils ont de beaux et grands appartements, ils sont liés par toutes sortes de réseaux, ils sont du bon côté. Moi, au milieu d’eux, je me fais l’effet d’un plouc. »

vieillir, c’est mourir un peu ?

8 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 62 ans) - 29 août 2008

On connait le Alain Rémond chroniqueur, de Télérama par le passé, de Marianne actuellement, à la plume trempée dans l’herbe qui fait rire. Un air de ne pas y toucher et à l’ironie aussi corrosive que l’acide (fort).
Ici, c’est à un Alain Rémond qui a décidé de nous dire son enfance, pour se purger de certains souvenirs sûrement, que nous avons affaire. Ca reste poignant (des petites larmes à essuyer à la fin, si, si !) et délicieusement nostalgique.
Il ne nous cache pas grand chose de cette partie enchantée de notre être qu’est l’enfance. La sienne le fût, enchantée, même s’il n’y avait qu’une maison à trois pièces pour ses 9 frères et soeurs, même s’il n’y avait pas l’eau courante, même … Tout cela n’est pas grave pour l’enfant du moment qu’il est environné d’amour. Et ce fût le cas.
Et tout a une fin. Et l’enfance, et l’amour parfois. Ses parents ne s’aiment plus. Ils se déchirent, c’est l’enfer. Et on grandit. Et on grandit tant qu’un jour on est grand. On est grand et le père meurt. Encore plus grand et la mère meurt.
Alain Rémond est très courageux de nous faire partager tout ceci. Les petits bonheurs comme les malheurs béants. Mais il a dû le voir comme une thérapie ?

« Hier soir, Yves m’a dit qu’il était passé devant la maison, à Trans. Il m’a demandé si je savais qui y habitait, maintenant. Je n’en ai pas la moindre idée. Je ne sais même plus quand est-ce qu’elle a été vendue, la maison. Peu de temps après la mort de ma mère, sans doute. Je n’avais pas voulu m’en occuper. Je m’étais bouché les yeux et les oreilles … »

Beaucoup de tendresse. Une écriture simple et qui touche au coeur. A l’image du chroniqueur.

UN PETIT BIJOU DE LIVRE

10 étoiles

Critique de Bonus1 (ARRADON, Inscrite le 18 avril 2006, 59 ans) - 30 mai 2008

En effet je vous présente mon petit bijou de l'année. Un livre très bien écrit, témoignage tellement bien décrit de la vie d'une famille nombreuse dans une maison de pays, mais on a envie de se rappeler du célèbre poème : objet inanimé (la maison) avez-vous une âme qui ....... la force d'aimer ! très beau témoignage d'une vie simple avec un vrai bonheur comme on n'en fait plus !

Chaque page est un éveil

8 étoiles

Critique de Lucien (, Inscrit le 13 mars 2001, 63 ans) - 5 septembre 2002

J'aime bien les récits d'enfance. Souvenirs de Marcel Pagnol, "Leçons de choses" de Bruno Roza, réminiscences de Marcel, révoltes de Jacques Vingtras... Ce petit livre ne fait pas exception à la règle. Je m'y suis plongé avec d'autant plus d'empathie que les circonstances de cette enfance sont proches de celles de ma propre jeunesse : campagne, lapins, poules, eau froide au robinet, forêts ensoleillées, cabanes, familles nombreuses, milieu modeste, années 60...
Tout ça qui s'éveille sous nos yeux et dans notre coeur page après page, avec, parfois les yeux embués et le coeur gros car l'enfance est aussi un adieu à quelque chose que l'on voudrait retenir. Un exemple? L'adieu au jeu : «Quand on est grand, on ne joue pas. Agnès, un jour, a arrêté de jouer. Et puis Jacques. Un jour, on ne sait plus jouer. On oublie le secret. On ne comprend plus ce que ça veut dire, en quoi ça consiste. S'inventer des vies, y croire dur comme fer, un jour, c'est fini, ça s'arrête d'un seul coup, comme ça, du jour au lendemain. Je me demande si ce n'est pas le pire jour de la vie : la perte du jeu, l'oubli du jeu. On y passe tous. Un jour, ça a été mon tour. Mais j'en ai profité jusqu'au bout, jusqu'à la dernière minute, à la dernière seconde. Je me demande si je n'ai pas battu une manière de record : celui qui jouera le plus longtemps. Un cadeau du ciel. Je me souviens de ce jour où un camarade de mon âge est venu me voir, dans la cour, et m'a surpris en train de jouer avec Madeleine et Bernard. Le ton de mépris, dans sa voix, quand il m'a lancé : "Quoi, tu joues encore, à ton âge ?" Oui, je jouais encore. Et je le plaignais, sincèrement, de ne plus savoir jouer. Après, quand on a passé la barrière, franchi la frontière, c'est fini, on ne peut plus revenir en arrière. Jamais.»

souvenirs d'enfance

7 étoiles

Critique de Francesco (Bruxelles, Inscrit le 16 février 2001, 73 ans) - 18 mai 2001

Il s'agit d'un récit largement autobiographique dans lequel l'auteur évoque avec émotion et tendresse ses souvenirs d'enfance en Normandie et puis en Bretagne , entouré de 5 soeurs et de 5 frères. Pour lui , ses premières années sont marquées par l'ambiance de la campagne sans eau courante , le linge que la mère doit transporter au lavoir en brouette, le repas des poules et des lapins et les jeux d'enfants. Il va connaitre le basculement dans l'age adulte avec la constatation que ses parents ne s'aiment plus et le fait d'abandonner à regret le plaisir de jouer. Ensuite les deuils : la mort de son père alcoolique ressenti comme une délivrance du climat de bagarres et de disputes à la maison , celles de sa mère et de sa soeur adorée. Pour finir , il quittera sa Bretagne pour aller vivre à Paris en voyant la maison de sa jeunesse mise en vente. Ce petit livre d'une centaine de pages est plein de tendresse et d'émotion contenues.

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  Question ? 2 Etudiante 12 décembre 2017 @ 09:34

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