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L'Abyssin
de Jean-Christophe Rufin
Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques
critiqué par Bolcho, le 26 octobre 2002
(Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 62 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 6 avis)
Cote pondérée :  (6 060ème position).
Visites : 1 329 (depuis Novembre 2007)
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Encore des sillons abreuvés
C'est un roman historique. Il en a les qualités et ceux qui ont parlé des autres titres de Rufin disent toutes les bonnes choses qu'il faut en dire. Il en a aussi certains défauts : les ressorts de l'intrigue sont un peu convenus. Mais, honnêtement, c'est un peu pour cela qu'on ouvre ce type de livre, non ? Ce que j'aime beaucoup chez Rufin, ce n’est pas tant l'histoire qu'il nous raconte, c’est la verve comique qui va se nicher partout. Un des personnages, prêtre de famille très aisée, explique à l’autre pourquoi il s’est donné à Dieu : « Dieu m’a comblé des grâces de sa Providence. Il m'a tout donné ; j’ai voulu seulement tout lui rendre ». Vous devinez sans doute la réponse de l’autre personnage : « (.) Eh bien moi (.) c'est tout à fait le contraire (…). Au fond, si je vous suis, je devrais dire : Dieu ne m'a rien donné et je suis quitte… ». Ou bien cet autre dialogue : « - C'est le fils de ma troisième femme, dit le Roi. On ne sait pas ce qui lui arrive. Tout passe à travers. S’il mange du mil, il fait du mil ; s’il mange du sorgho, il fait du sorgho ; s’il mange de la viande, il fait de la viande. Il se tourna vers les médecins pour recueillir leur avis. (.) - C'est très simple (.), qu'il mange de la merde ».
Oui, je sais, j’ai parfois l'humour un peu poussif. Allez, encore un extrait. C’est le dernier, je le jure. A propos du Pacha Mehmet-Bey qui aimait tant posséder des étrangères. « Il le faisait sans renier sa piété, bien au contraire. Jamais il ne se sentait aussi humblement utile au Prophète qu'en épandant sa semence de vrai croyant dans des sillons labourés d’abord par d’autres (.). Les muftis connaissaient l'ardeur presque missionnaire du Pacha et ne s’en formalisaient pas. Ah ! Cette ardeur « presque missionnaire » qui nous éclaire même au passage sur la position adoptée.
Encore une petite réflexion pour faire comme si l’on continuait à penser en lisant : pourquoi les romans historiques mettent-ils en scène, si souvent, des médecins ou guérisseurs ? Peut-être parce qu’ils sont écrits aujourd’hui, chez nous, et que c'est la dernière forme d'héroïsme qu'une société en pantoufles puisse imaginer ?
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| Les éditions |
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Volume |
Editeur/Collection |
Pages |
ISBN/ASIN |
Parution |
Amazon |
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L'Abyssin |
Gallimard
Folio |
704 |
2070406970 |
1997-01-01 |
go
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| Les critiques éclairs (5)
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| Roman d’aventures ou quasi conte de fée au siècle de Louis XIV |
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Tout au long de cette belle histoire d’amour et de démêlés diplomatiques, nous suivons avec délectation les aventures d’un herboriste-médecin qui le mèneront du Caire en Abyssinie et retour, et puis jusqu’à Versailles pour rendre compte au Roi Soleil de son expédition chez le Négus.
Finesse et humour émaillent ce passionnant roman, rédigé avec une particulière élégance dans cette belle langue du XVIIè siècle, et qui nous transporte, à cheval ou en calèche, à dos de chameaux ou de mules, sur des routes de France et d’Orient, dans un contexte d’intrigues de cours et de luttes d’influence entre l’Eglise et l’Etat.
S’il tourne à regret la dernière page de cette merveilleuse histoire, que le lecteur admiratif de Jean-Christophe Rufin se rassure : l’auteur lui ménage une suite prometteuse avec son nouvel opus 'Sauver Ispahan' !
Ori (Wezembeek-Oppem, Inscrit le 27 décembre 2004, 74 ans) - 29 juillet 2010 |
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| Trop vaudevillesque mais agréable tout de même |
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Galerie de portraits assez truculents, variété des paysages (Le Caire, l’Abyssinie, Paris ainsi que tous les trajets variés des héros) et lecture très facile sont les points forts de ce roman.
Malheureusement, il y a aussi un côté beaucoup trop vaudevillesque (particulièrement au début) qui alourdit le récit.
Mais lecture agréable, c’est certain !
Manumanu55 (Bruxelles, Inscrit le 17 février 2005, 31 ans) - 17 novembre 2009 |
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| Un régal |
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Des aventures, des intrigues, un peu d'Histoire, des paysages, une atmosphère...Ce roman de Jean-Christophe Rufin est un régal. S'il est vrai, ainsi que l'a fait remarquer un lecteur, que les ressorts de l'intrigue sont parfois trop convenus, ce qui me plaît chez cet auteur (j'ai lu auparavant "Rouge Brésil"), c'est qu'il parvient à nous emmener avec ses personnages à travers les contrées qu'ils traversent. Ses descriptions ne sont ni trop pompeuses, ni trop peu fournies.
C'est un beau voyage qu'il nous offre, profitons-en!
Léa001 (, Inscrite le 10 mai 2006, 31 ans) - 13 novembre 2006 |
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| Rythmé et plein de rebondissements – A dévorer |
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Jean-baptiste Poncet, jeune médecin des pachas du Caire, homme sans titre, tombe amoureux de la fille du consul, Alix. Il est amené à soigner le roi d’Abyssinie. Sur fond de conquête religieuse des territoires d’Afrique par les occidentaux sous Louis XIV , ce jeune médecin ne reniera jamais ses convictions malgré son amour pour la fille du Consul.
Une belle histoire d’amitié entre ce jeune médecin et son herboriste, protestant.
Et une belle histoire d’amour entre un homme du peuple, jean-baptiste, et une jeune fille de bonne famille, Alix.
Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 46 ans) - 11 septembre 2005 |
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| Abyssinus Rufinus. |
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JC Rufin est de la race des raconteurs d’histoires. D’histoires dans l’Histoire. C’est le cas ici puisqu’il est question d’un Jean Baptiste Poncet, médecin non-officiel au Caire, révolutionnaire dans l’âme (nous sommes sous le règne de Louis XIV), qui, par suite d’évènements qu’un écrivain comme Rufin a tout loisir de provoquer, se retrouve mandaté pour aller soigner le Négus, le Souverain d’Abyssinie, cette contrée mystérieuse de l’autre côté de l’Arabie qui pratique un Christianisme non-orthodoxe.
L’Abyssinie attise toutes les tentations : des politiques qui lorgnent sur les richesses du pays et sa position géostratégique à revers du monde arabe, des Jésuites, des Capucins qui veulent y faire acte de mission pour en recevoir l’autorité et le prestige qui rejaillirait sur les « vainqueurs ». Bref du LE CARRE sous Louis XIV !
Bien écrit, il faut aimer ce genre d’ouvrage qui vise à refaire, ou interpréter l’Histoire, en en racontant une de son cru.
Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 54 ans) - 28 août 2005 |
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Il n'y a pas encore de discussion autour de "L'Abyssin ".
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