La douce de Fedor Mikhaïlovitch Dostoïevski
(Krotkaâ)

Catégorie(s) : Littérature => Russe , Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Anonyme3, le 3 juillet 2012 (Inscrit le 6 septembre 2011, - ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 10 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (1 942ème position).
Visites : 2 422 

"La douce", une nouvelle, noire et splendidement écrite, avec un travail préparatoire remarquable (avec une partie des planches originales qui ont été traduites pour la 1ère fois en français par André Markowicz).

Biographie de l'auteur:

Né à Moscou le 30 octobre 1821, Fédor Mikhaïlovitch Dostoïevski est entré en littérature en janvier 1846 avec Les Pauvres Gens. Il est mort à Saint-Pétersbourg le 28 janvier1881.

Quatrième de couverture:

"Figurez-vous un mari dont la femme, une suicidée qui s’est jetée par la fenêtre il y a quelques heures, gît devant lui sur une table. Il est bouleversé et n’a pas encore eu le temps de rassembler ses pensées. Il marche de pièce en pièce et tente de donner un sens à ce qui vient de se produire."
Dostoïevski lui-même définit ainsi ce conte dont la violence imprécatoire est emblématique de son œuvre. Les interrogations et les tergiversations du mari, ancien officier congédié de l’armée, usurier hypocondriaque, retrouvent ici — grâce à la nouvelle traduction d’André Markowicz — une force peu commune.

Le texte de La Douce est suivi de versions préparatoires et de variantes — véritables invites à pénétrer dans la "fabrique de littérature" dostoïevskienne.

Mon avis :

+: Nouvelle superbement bien écrite par Dostoïevski et surtout traduite et analysée par André Markowicz. Dostoïevski nous narre la folie, l'avarice et la pauvreté mentale comme personne. Couverture splendide, où l'on voit une main qui cherche à attraper des pièces d'or sur un lit avec une couverture rouge sang.

-: Un peu dur de compréhension par le commun des mortels.

En conclusion:

Mikhaïlovitch Dostoïevski avec "La Douce", nous narre avec un cynisme exceptionnel et sans confession, l'avarice, la folie et la pauvreté mentale comme personne.

Grâce à son traducteur français, André Markowicz, qui nous traduit sa nouvelle dans son ensemble (la nouvelle publiée, dans le journal, et surtout une partie des planches originales, jamais traduites en français avant la publication par Babel), on comprend encore mieux les pensées, la folie et les doutes du narrateur qui se confondent avec l'auteur et qui deviennent alors plus vrais que nature. Merci.

Pour les fans de grande et belle littérature, ne passez pas à côté de ce chef-d'oeuvre, publié avec brio par Babel. Merci et Bonne lecture.

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un chef d'oeuvre de la nouvelle

10 étoiles

Critique de Cyclo (Bordeaux, Inscrit le 18 avril 2008, 71 ans) - 27 mars 2014

Cette longue nouvelle conte l'histoire d'un officier russe qui a démissionné de l'armée pour avoir refusé un duel. Après avoir galéré (séjour à l'asile des indigents), il reçoit un petit héritage de sa marraine et monte une officine de prêteur sur gages. Une de ses clientes vient offrir des bijoux sans valeur en échange d'un peu d'argent, afin de pourvoir passer une annonce dans le journal "La voix" : orpheline, elle souhaite à seize ans échapper à ses tantes chez qui elle est la bonne à tout faire, elle voudrait se placer comme gouvernante, servante... Mais ailleurs. Le jeune homme s'éprend d'elle, et lui offre le mariage pour s'évader. Tout ne se passe pas comme prévu.
Je n'en raconte pas plus, c'est à lire absolument, comme presque tout Dostoïevski, tant il a l'art de nous faire pénétrer dans les recoins les plus profonds et les plus sombres de l'âme humaine. Excellente traduction.
A noter que Robert Bresson en a tiré un superbe film en 1969 sous le titre "Une femme douce", à voir après lecture.

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