Le Capitaine Aréna tome 1
de Alexandre Dumas

critiqué par CC.RIDER, le 3 mai 2012
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Dumas en voyage dans le sud de l'Italie
Accompagné de son ami Jadin, dessinateur, et de son chien Milord, le narrateur découvre la région sud de l'Italie en voyageant de ports en ports sur le bateau du Capitaine Aréna. Il commence par rencontrer non loin de Naples le baron Pisani, un étrange philanthrope qui dépense toute sa fortune pour s'occuper de manière plus humaine de malades mentaux abandonnés. Il découvre la différence de mentalité et de comportements entre les Napolitains bavards et bruyants et les Palermitains beaucoup moins loquaces et moins démonstratifs. Le voyage se poursuit dans les sauvages îles éoliennes (Lipari, Vulcano et Stromboli) et se termine par un naufrage dont les héros et l'équipage réchappent non sans peine.
On l'aura compris « Le Capitaine Aréna », oeuvre de jeunesse du grand Alexandre Dumas, n'a pas grand chose à voir avec ses grandes fresques romanesques type cape et épée ou roman historique pur. Nous sommes dans le registre du récit de voyage avec ses rencontres, ses anecdotes et ses découvertes plus ou moins surprenantes. Le lecteur y apprendra pas mal de choses sur la géographie ou l'histoire de cette région finalement assez mal connue. (On y lira par exemple que le terrible Frédéric Barberousse vida l'île Lipari de la totalité de sa population et que ce lieu abandonné fut recolonisé des années plus tard par des Espagnols dont les actuels habitants sont les descendants directs). A l'époque de Dumas, une misère noire régnait en ces lieux, les comportements y étaient encore quasi-féodaux, les moeurs et les croyances archaïques. Là réside l'intérêt principal de ce livre sans intrigue romanesque classique.