Presque rien sur presque tout
de Jean d' Ormesson

critiqué par Lecassin, le 31 mars 2012
(Saint Médard en Jalles - 68 ans)


La note:  étoiles
Rien, c'est déjà quelque chose...
C'est Raymond Devos qui nous a appris en son temps que « rien, c'est déjà quelque chose, puisqu'on peut acheter quelque chose pour trois fois rien… »
Il n'est pas question ici de trois fois rien, mais de presque rien, qui plus est sur presque tout. Vaste entreprise de la part de Jean d'Ormesson qui tente, entre autres, une réponse à la hauteur de la question posée : Qui est l'homme ?… et le temps, et le rien, et le tout…?
Sa réponse est quelque chose comme : « l'homme, dans son unicité – présumée et malgré tout mal assumée - est au choix, presque rien ou presque tout »… ce qui n'est pas très différent au regard de la complexité immense (à moins que ce ne soit la complexe immensité) de l'univers.
Dans un monde qu'il nous décrit comme paradoxal, mais néanmoins ouvert sur le grand champ des possibles, Jean d'Ormesson, grand érudit devant l'éternel, met sa plume au service du tout…dans ce texte qu'il qualifie de « roman du tout ».
Quelques redites par rapport aux ouvrages précédents, quelques faiblesses dans certaines parties scientifiques… Néanmoins un grand Jean d'Ormesson.