Danbé
de Aya Cissoko, Marie Desplechin

critiqué par CC.RIDER, le 12 mars 2012
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Un témoignage roboratif
Immigrés installés dans le XXème arrondissement de Paris, les parents d'Aya ont eu bien de la peine à s'intégrer. Le père, malien, n'arrive pas à garder les rares petits boulots qu'il trouve et la mère courage ne parle pas un mot de français. De plus le sort s'acharne sur la famille sous la forme de l'incendie de leur immeuble qui provoquera la mort du père et de le petite soeur d'Aya, uis des insuffisances rénales de la mère qui doit subir dialyses puis transplantations. Aya devra surmonter avec courage toutes sortes d'épreuves et finalement se réaliser et se dépasser dans la boxe amateur, d'abord française puis anglaise. En une année, elle remportera tous les titres avant qu'un grave accident n'interrompe net une carrière des plus prometteuses.
Un témoignage émouvant et sans concessions écrit à quatre mains. Que de courage, de hargne et de rage de vivre chez cette petite fille rebelle qui arrive à se faire une belle place au soleil après un parcours scolaire des plus chaotiques et des succès pugilistiques fulgurants qui font penser au film de Clint Eastwood « Million dollar babies » (heureusement sans la fin dramatique, mais on passe pas très loin vu que la fracture des cervicales et l'opération avec la pose d'une plaque la fit échapper d'un cheveu à la tétraplégie) ! Le lecteur en reste pantois et admiratif. D'autant plus, qu'Aya est aujourd'hui, par la grâce de la Fondation Lagardère pour les athlètes de haut niveau, étudiante à l'Institut d'études politiques de Paris et donc promise à un très bel avenir professionnel. Livre roboratif et encourageant pour tous les enfants de la « diversité » qui pourront suivre ce magnifique exemple. Le style élégant et épuré de Mme Despléchin permet une lecture facile et agréable, ce qui ne gâte rien.