La trilogie babylonienne
de Sébastien Doubinsky

critiqué par Isad, le 8 mars 2012
( - - ans)


La note:  étoiles
Curiosité intéressante
Le livre est composé de 3 parties avec des styles différents et un personnage récurrent. Il ne s’agit pas vraiment d’une histoire mais de fragments imprégnés de situations dans le milieu littéraire et/ou les bas-fonds avec une narration parfois éparpillée, parfois sous forme linéaire.

Tout d’abord, nous sont donnés de courts flashs de quelques paragraphes qui portent des titres. En alternance, on voit Steve un soldat qui fait la guerre qu’on lui dit de faire mais ne sait plus pourquoi il la fait et Sheryl, journaliste homosexuelle avide de sensationnel qui veut grimper les échelons hiérarchiques. Ils se rencontreront sur le terrain et Sheryl se demandera ce qui la fait courir vers le danger au lieu de rester avec sa compagne. Il y a aussi Bill son caméraman qui reconnaît ses intuitions mais râle contre ses exigences. Interviennent aussi Lee, écrivain qui reçoit son 58e refus de manuscrit et Waldo, un chien. Quand Lee aura du succès, il ragera car cela ne se passe pas comme il l’avait prévu et personne ne comprend ce qu’il a voulu dire et interprète différemment son roman.

Ensuite Ratner, un commissaire dont la femme est en coma artificiel depuis de longs mois (sans espoir de sortie mais que l’éthique médicale refuse de débrancher) et qui n’ose emmener sa nouvelle compagne chez lui, traque un meurtrier en série. Ce dernier voudra une interview avec lui et la célèbre journaliste Sheryl.

La dernière partie est une errance dans une ville où les écrits passent par une certaine censure et où les éditeurs ont des tueurs à gages au sein de la Guilde des Poètes et des Assassins. Jimmy l’assassin éditeur arriviste veut dépasser son maître qui lui a appris le métier après avoir assuré un contrat sur Sheryl, la journaliste devenue vieille. Stefan, écrivain dont un ami poète vient de mourir d’une overdose, ses écrits géniaux qui n’ont jamais trouvé preneur dans sa chambre, a reçu une lettre avec un billet d’avion pour émigrer ailleurs où on reconnaît ses talents. Il hésite à quitter la ville et fait un dernier tour de ses relations avant de prendre sa décision.

Une production qui change agréablement des romans « traditionnels ».

IF-0212-3843