Gabriel Lambert
de Alexandre Dumas

critiqué par Antinea, le 13 août 2014
(anefera@laposte.net - 45 ans)


La note:  étoiles
Grandeur et décadence
Au cours de l’un de ses voyages, Alexandre Dumas rencontre un bagnard dont le visage ne lui est pas inconnu. Seulement, de façon surprenante, il associe l’homme à l’aristocratie parisienne de son temps mais n’arrive pas à se souvenir de son nom. C’est grâce à un médecin parisien, le docteur Fabien, et plus particulièrement aux notes prises consciencieusement par ce dernier durant sa carrière, qu’il va se remémorer l’identité du forçat et les circonstances de leur rencontre. Cet homme enchaîné à un autre compagnon d’infortune est Henry de Faverne, un riche noble qui avait provoqué en duel un bon ami du narrateur quelques années plus tôt. Et les événements qui provoquèrent la déchéance de cet homme ne sont pas sans rappeler le destin de Barry Lyndon de William Thackeray…

Dumas se met en scène dans ce court roman où presque tous les personnages sont fictifs, à commencer par Faverne. On retrouve pourtant quelques allusions à des vraies personnes de l’époque, notamment au policier Vidocq, qui donnent au récit l’impression qu’il rapporte des faits bien réels. En dire plus sur la trame dévoilerait trop du roman. J’ajouterai donc simplement que cette petite histoire est bien entraînante, et qu’elle rappelle, de façon beaucoup moins flamboyante mais toute aussi intéressante, le roman cité plus haut. Une lecture très agréable.