L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May

L'île des chasseurs d'oiseaux de Peter May
(The Blackhouse)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone , Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Flo63, le 22 janvier 2012 (Inscrit le 6 janvier 2012, 37 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 13 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (719ème position).
Visites : 6 129 

Un polar haut en couleurs!!!

Fin MacLeod enquêteur de la police d'Edimburgh est appelé afin d'élucider un crime sur son ile natale...

Dans ce lieu pittoresque ou l'on parle encore le gaélique et où les rituels ancestraux sont toujours présents, Fin va renouer avec un passé qu'il avait quitté de nombreuses années auparavant.
Chaque rencontre est l'occasion de se souvenir du passé, un passé pourtant si présent!

Peter May nous emmène sur une petite île écossaise dont la description des différents protagonistes et de l'univers dans lequel ils vivent sonne très juste.

Dès les premières pages on est plongé dans une intrigue palpitante. La noirceur des lieux et des personnages rend la lecture encore plus passionnante; On se prend alors a s'attacher au personnage principal qui va nous mener avec lui petit à petit sur le chemin de la vérité.

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5 étoiles

Critique de Ravenbac (Reims, Inscrit le 12 novembre 2010, 53 ans) - 10 octobre 2018

L'inspecteur Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, pour enquêter sur un sombre meurtre. Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant.
Un roman agréable mais lent : trop de digressions, pas assez de suspense. L'ensemble manque de souffle, de lyrisme.

Retour aux sources !

10 étoiles

Critique de Frunny (PARIS, Inscrit le 28 décembre 2009, 53 ans) - 11 novembre 2017

Ecrivain (Polars) et scénariste écossais né en 1951, Peter May rencontre un impressionnant succès littéraire (couronné de nombreux prix) avec la trilogie écossaise.
Apres "L’île des chasseurs d’oiseaux" et "L’homme de Lewis", Peter May poursuit son huis clos infernal sur l’île écossaise de Lewis avec "Le Braconnier du Lac Perdu".

"L'Ile des chasseurs d'oiseaux" est l'histoire d'un retour aux sources.
Après de très longues années d'absence, l'inspecteur Fin Macleod va revivre ses souvenirs d'enfance sur l'Ile de Lewis.
Une île où un passé tourmenté va lui exploser au visage, révélant de lourds secrets.
Mais il ne s'agit pas de s'apitoyer sur son sort trop longtemps car l'enquête doit avancer.
Fin Macleaod va devoir découvrir qui, parmi la population qu'il connait trop bien, a commis ce crime abject.

Un roman époustouflant où le personnage principal est la Nature sauvage des Hébrides.
Les habitants de l'Ile de Lewis, à l'image de cette Nature; secrets, durs et solidaires.
Un roman admirablement bien construit, alternant le présent et les retours en enfance.
Des flash-back nécessaires pour mieux comprendre les événements.

400 pages qu'on ne voit pas passer.
Une pure merveille qui donne envie de s'embarquer pour les Hébrides.
Grand moment de lecture !

Dépaysement total

10 étoiles

Critique de Coper (, Inscrite le 2 octobre 2014, 36 ans) - 22 décembre 2016

Très agréable à lire, le contexte est original et très dépaysant.
Les descriptions des paysages et des atmosphères participent pleinement au scénario.
Tout est bien travaillé dans ce roman... une belle réussite et une belle découverte.

Haletant !

10 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 59 ans) - 3 juillet 2015

Habitué des coups foireux en tout genre, je me suis trompé dans l'ordre de mes lectures et j'ai lu L'homme de Lewis avant l'Île des chasseurs d'oiseaux.
En soi il n'y a pas mort d'homme mais je pense quand même que j'aurais mieux apprécié le second tome en ayant respecté l'ordre de parution.
Ceci étant dit j'ai trouvé le présent ouvrage tout simplement fabuleux.
Il y a tout dans ce bijou. Une très belle histoire d'amour, un suspense à rebondissements à couper le souffle, une ambiance parfaitement transcrite. On s'y croirait. L'écriture est fluide, les descriptions parfaites et la présentation des séquences (passé-présent) tout à fait digeste et cohérente.
Seul bémol : la dernière page. (mais ce n'est qu'une impression).
A consommer sans retenue.

Envoûtant!

9 étoiles

Critique de Palmyre (, Inscrite le 15 avril 2004, 57 ans) - 17 juin 2015

C'est le premier roman que je lis de cet auteur et je ne suis pas déçue !
Cette histoire est tout simplement envoûtante, ce n'est pas vraiment l'enquête policière qui vous tient mais plutôt la description des paysages de l'île, de sa nature sauvage, des difficultés de vie de ses habitants.
Tout cela entrecoupé du récit de l'enfance de Fin fait que l'on ne s'ennuie pas une seconde, même en vaquant à ses tâches quotidiennes, on n'a qu'une envie c'est de reprendre la lecture !
Merci à Sire Cédric pour ce conseil de lecture vu dans une interview!

Les souvenirs d'enfance

8 étoiles

Critique de Lilule (baalon, Inscrite le 24 février 2006, 46 ans) - 12 juin 2015

L’inspecteur Fine ne se remet pas de la mort de son fils. Mais ses supérieurs l’envoient sur une enquête sur l'île de son enfance. Le mort "ange" une brute que Fine a bien connu.
J’ai adoré la discrétion du paysage du nord de l'écosse et des habitants très pittoresques.
Mais surtout pour son sens de l'humour très particulier. je peux dire que j'adore quand l'auteur glisse quelque point d'humour dans son récit.

Tempête sous un crâne

9 étoiles

Critique de Pytheas (Pontoise - Marseille, Inscrit le 5 avril 2012, 54 ans) - 6 mars 2015

Tres belle découverte. Je pensais lire une Biographie du célèbre guitariste du Queen, et j'avoue un peu ma surprise dès les premières pages en apprenant, qu'il revient de congé maladie suite à l'accident qui a causé la mort de son fils.
Mais nooooon, me suis je dis, suis je bête, le guitariste c'est Brian, mais là c'est Peter qui écrit, son frère peut-être ????

Quoi qu'il en soit l'inspecteur Fin Mc Leod est envoyé enquêter sur son île natale à la suite d’un meurtre dont le procédé opérationnel a de fortes correspondances avec le meurtre sur lequel il a bossé à Edimbourg (prononcer Edimbra pour être compris des Ecossais…. je le sais j’ai passé ½ heure à expliquer au premier kiosquier croisé, que je cherchais un plan d’Edimboug ? Idenbourg ? edinnebour ? …..ça là, montrant du doigt l’objet désiré « Ah !!! you mean Edimbra »…. Oui voila, c’est ça).
Ce retour au pays sur cette île qu’il a tant désiré quitter 18 ans plus tôt va être l’occasion, à travers ses rencontres, les lieux, les traditions, de nous faire découvrir son enfance et les raisons de son départ. Mais aussi nous raconte la chasse au Guga, nom donné aux Fous de bassan encore oisillons, qui sont massacrés chaque année sur l’île de Sula Sgeir, un rocher perdu sur la route des îles Feroe, où les fous de bassan vont se reproduire. Un rocher Hostile qui écrase de sa hauteur les hommes venus s'y aventurer, Où le vent, la pluie glacée sont des compagnons qui saisissent et entrent en vous par tous les pores.

La construction est plutôt agréable, l’enquête est narrée à la troisième personne mais les souvenirs de Fin qui s’intercalent et nous font revivre son passé sont racontés par Fin, ce qui donne une certaine dynamique au récit.
Si l'enquête en elle-même est un peu légère, l’ambiance est bien rendue, les personnages sont fouillés et attachants, on retrouve un peu de R.J.ELLORY dans « Seul le Silence » un vrai bon roman policier

Du bon polar !

8 étoiles

Critique de DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 62 ans) - 20 août 2014

Une ambiance, un personnage de flic inabouti, en recherche ou plutôt sans même la force de recherche de lui même : un être qui subit, dans sa vie privée et professionnelle, et que le jeu du destin entraine à regarder sa propre histoire.
Une belle étude de l'humain, d'une île et de ces traditions, belles et moches, qu'importe, ce livre est une investigation douloureuse d'un être qui se fuit et se retrouve "coincé" devant sa propre réalité.
Deux livres suivent ? Ce premier tome me parait si prometteur que j'ai acheté les deux livres suivants.
Je rejoins BMR & MAM, Peter May et les "histoires de pékin", ce fut nul. Mais qu'importe, c'est simple, on ne doit jamais condamner un auteur : il peut en cacher un autre, et de qualité !
A suivre sur les deux autres livres de cette prometteuse trilogie.

Polar en l'île

8 étoiles

Critique de BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 59 ans) - 3 juin 2014

On avait fréquenté Peter May il y a quelques années dans une série chinoise (Meurtres à Pékin, ...) qui nous avait franchement déçus : intrigue policière banale, romance insipide, folklore chinois bourré de clichés, bref circulez, y'a rien à lire.
Autant dire qu'il aura fallu plusieurs bonnes critiques de confiance pour nous donner envie de renouer le contact avec cet auteur et de prendre avec lui le bateau pour L'île des chasseurs d'oiseaux.
Une série écossaise cette fois : Peter May est visiblement plus à l'aise sur ses propres terres qu'en touriste dans l'Empire du Milieu.
L'inspecteur Fin MacLeod est appelé sur l'île de Lewis (archipel des Hébrides) dès qu'un meurtre y a été commis qui rappelle fortement une récente affaire sur laquelle il a travaillé à Edimbourg : encore un cadavre retrouvé pendu et éviscéré.
Mais Fin (pour Fionnlagh) est un enfant de l'île Lewis qu'il a quitté il y a bientôt vingt ans dans des circonstances un peu mystérieuses.
Son retour sur cette île inhospitalière habitée par des taiseux, va donc faire resurgir des bribes du passé : des souvenirs d'enfance, des rivalités oubliées, des blessures cachées et des drames tus pendant beaucoup trop longtemps, ...

[…] « Ça, c’est marrant. Tu te retrouves ici pour enquêter sur le meurtre du type qui nous a cassé la gueule à tous quand on était mômes. »

On entre un peu à reculons dans ce bouquin avec une enquête policière qui piétine sur place et des souvenirs d'enfance qui prennent beaucoup de pages : on se demande bien ce que viennent faire ces chapitres d'il y a vingt ans, un peu longs, à part nous décrire la vie pittoresque et difficile de cet île qui ressemble beaucoup à la récente Stroma [clic] avec une église toujours aussi présente , rigoriste et étouffante.
Et puis à peu, le garçon Fin grandit. Vient l'adolescence et avec elle des moments plus forts, des amours gâchées, l'innocence perdue, et des drames bientôt, ...
Comme l'auteur et son enquêteur, on délaisse finalement l'enquête policière du présent et on s'intéresse de plus en plus au passé.
Car à force de brasser d’anciennes histoires, on sent bien qu’on s’approche lentement mais sûrement d'une clé perdue là-bas, quelque part dans les brumes du passé : ce qui est arrivé ce jour-là sur le rocher An Sgeir ...
Ah oui, bien sûr vous avez lu le titre : c'est L'île des chasseurs d'oiseaux.
Chaque été donc, les habitants de Lewis ont coutume d'envoyer un équipage d'une douzaine de vaillants gaillards sur un rocher perdu en pleine mer à quelques heures de bateau. An Sgeir est un petit îlot, un rocher inhospitalier, battu par les flots et les vents.
Où des milliers de fous de Bassan viennent nicher.
Pendant quinze jours la petite expédition se livre à une terrible boucherie, une véritable curée : deux mille oiseaux (limités par un quota, ils les comptent minutieusement) deux mille petits sont tirés du nid, décapités, plumés, salés. Un vrai régal ensuite (paraît-il …) pour toute l'île pendant les longues soirées d'hiver.
Une pratique barbare à condamner ? Un rite initiatique à décoder ? Une chasse pittoresque à observer ? Une coutume ancestrale à préserver ? Peter May nous laissera juges.
Mais cet été-là, le jeune Fin fut enrôlé parmi les nouveaux initiés : quelques jours après, il quittera l'île rapidement et fera carrière dans la police à Edimbourg. Que s'est-il donc passé cette année-là sur An Sgeir ? Qu’est-ce qui aura fait fuir le jeune Fionnlagh ? Est-ce finalement sur ce rocher que se trouve la clé du crime d'aujourd'hui ?
L'écriture de Peter May reste très classique et assez impersonnelle mais coule de façon fluide et même si l'accumulation des drames du passé sur le dos du pauvre Fin MacLeod donne quand même dans le too much, le détour par les Hébrides vaut le voyage en compagnie de cet inspecteur, excellent guide touristique (et patient enquêteur à ses moments perdus) : il y a d'autres épisodes à suivre et il se pourrait bien qu'on y retourne.

Fous de Bassan

6 étoiles

Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 71 ans) - 11 mars 2014

Ce roman policier s’articule sur 2 pôles : un crime particulièrement atroce qui a lieu sur la petite île écossaise de Lewis ET la vie, l’enfance du policier originaire du bourg où a eu lieu ce meurtre et qui est chargé de l’enquête. Bien entendu, les 2 histoires ont des connections et vont s’imbriquer l’une dans l’autre. Le roman -intéressant en soi notamment par ses références aux traditions gaéliques- parait tout de même peu plausible et les péripéties attachées à chacun des personnages sont tellement nombreuses qu’on a peine à imaginer qu’elles sont arrivées aux mêmes personnes sur une seule vie ! Néanmoins, « L’île » est un roman agréable à lire avec une finale tumultueuse qui tient en haleine.

Sula Sgeir et ses oiseaux

8 étoiles

Critique de Paofaia (Moorea, Inscrite le 14 mai 2010, - ans) - 23 décembre 2013

Ce que j'aime dans les polars , ce n'est pas tant l'intrigue policière que ce qu'il y a autour. Et là, j'ai été servie!
C'est un roman très dense et passionnant, il y a une enquête policière autour d'un meurtre, certes, mais ce n'est pas ce qui retient le plus l'attention. Je crois que je vais suivre le personnage de Finn Macleod, surnommé l'orphelin, car j'aime ses failles et sa complexité.

Au sujet de l'île de Lewis:

Lews Castle avait été bâti dans les années 1870 pour servir de résidence à sir James Matheson. Il avait acheté l'île de Lewis en 1844 grâce aux profits de l'opium que lui et son partenaire , William Jardine, avaient exporté en Chine, transformant, par la même occasion, au moins six millions de Chinois en accros à cette drogue. Il est assez étrange de penser que le malheur de plusieurs millions d'êtres ait pu conduire à la transformation d'une minuscule île des Hébrides, située à des milliers de kilomètres de l'autre côté du globe, et que des gens, avec leur terre, puissent être ainsi vendus ou achetés. Matheson avait fait construire un nouveau port, fait installer une usine à gaz et une station de pompage d'eau à Stornoway, ainsi qu'une briqueterie à Garrabost. Il fit édifier une usine chimique pour extraire le goudron de la tourbe et un chantier naval pour construire et réparer les bateaux....
Et bien sûr , il fit raser le vieux Seaforth Lodge sur la colline qui surplombait la ville ,pour y faire ériger son pseudo- château Tudor.
C'était un édifice extraordinaire fait de granit rose, avec des tourelles, des donjons et des remparts crénelés. Il dominait la colline au dessus du port et il s'agissait probablement de la chose la plus incongrue que l'on pût observer sur n'importe laquelle des îles qui constituaient l'archipel des Hébrides.



Les pages les plus intenses de ce livre se situent sur la petite île de Sula Sgeir où , tous les ans, on massacre encore les poussins de la colonie de fous de Bassan qui y séjournent.... Mets très apprécié, parait-il.. L'ortolan écossais?

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sula_Sgeir

L'inspecteur Fin est de retour à Lewis...

8 étoiles

Critique de Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 80 ans) - 17 février 2013

J'avais déjà lu "l'homme de Lewis" du même Peter May et d'ailleurs j'ai retrouvé dans les "chasseurs d'oiseaux" certaines scènes quasi identiques, par exemple au collège de Glasgow. Mais, peu importe,l'auteur a une belle imagination et nous fait vivre des aventures extraordinaires dans des lieux que nous ignorons; j'aurai appris, au moins, que le tweed fameux est fabriqué à Lewis et non à Harris comme son nom l'indique...

J'aurai appris également comment sont chassés les formidables albatros (nos écolos diraient massacrés...) sur un rocher battu par les flots. L'intrigue se développe largement autour de cette chasse traditionnelle des habitants de Lewis. Elle tourne autour également des histoires familiales plus ou moins tues, la découverte de l'ADN va sans doute changer les choses...

Quoi qu'il en soit, le lecteur ne s'ennuie pas une seconde et attend impatiemment la dernière page (la dernière ligne !) pour connaître le fin mot de l'histoire

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