Ma cousine Phillis de Elizabeth Gaskell

Ma cousine Phillis de Elizabeth Gaskell
(Cousin Phyllis)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par FranBlan, le 8 janvier 2012 (Montréal, Québec, Inscrite le 28 août 2004, 77 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (11 329ème position).
Visites : 2 231 

Un petit bijou de lecture…

Après la lecture de Nord et Sud, j’ai voulu en connaître un peu plus sur cette populaire auteure britannique du XIXe siècle et sur son œuvre foisonnante, démarche rendue d'autant plus facile grâce aux ressources illimitées offertes par Internet; parmi plusieurs éloges sur les œuvres importantes de sa bibliographie, plusieurs étaient unanimes à recommander fortement une de ses œuvres beaucoup plus modeste, Cousin Phyllis, publié en 1864, soit un an avant son décès, publié d’abord sous forme de feuilleton par Charles Dickens dans l’hebdo Household Works, édité par celui-ci.
Il s’agit d’un court roman, «novella», d’environ cent trente pages.
En pension chez un représentant du culte en banlieue de Londres, Paul Manning, jeune homme de dix-neuf ans, aussi narrateur de cette histoire, est d’abord inquiet d’apprendre que l’oncle qu’il doit fréquenter lors de son séjour à la campagne est aussi un homme d’Église; loin de l’atmosphère religieuse étouffante qu’il anticipe, il découvre chez ces parents des cousins accueillants et chaleureux et surtout sa très jolie et intelligente cousine Phyllis!
Mais lorsque Phyllis tombe sous le charme de son collègue, ingénieur et homme du monde cultivé avec qui elle partage des intérêts communs, Paul Manning demeure impuissant face à l’inévitable déception de sa jolie cousine.
Voilà une histoire toute simple, admirablement racontée par une auteure d’une très grande sensibilité au moyen d’une prose lyrique, poétique, d’une délicatesse et d’une justesse inouïes…
On y trouve tout de même une certaine critique sociale, surtout au sujet de la condition des femmes au XIXe siècle..
Cette histoire n'a pas l'envergure des romans de Gaskell que j'ai lus mais on y retrouve plusieurs éléments qui me plaisent dans ceux-ci. La fin est un peu abrupte mais j'ai aimé imaginer la suite. Bref, un moment de lecture bien agréable, si ce n'est un peu trop rapide. J'en aurais pris davantage…
N.B. J’ai lu ce roman dans sa version originale anglaise sur mon Kindle, extraite d’une compilation des œuvres d’Elizabeth Gaskell.
Il existe une traduction française de ce court roman et autres histoires, mais qui m’ont semblé disponible que chez des vendeurs indépendants, à des prix exorbitants…, désolée!

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Premières douleurs d'amour

8 étoiles

Critique de Pierrequiroule (Paris, Inscrite le 13 avril 2006, 38 ans) - 8 août 2013

Alors qu'il vient d'emménager dans son premier "logement de garçon", Paul Manning, le narrateur de cette histoire, fait la connaissance de sa cousine Phillis Holman, adolescente comme lui. Progressivement, ils nouent une véritable amitié, ponctuée de taquineries, comme il se doit chez les jeunes gens de cet âge. Paul fréquente de plus en plus la maison des Holman car il y trouve un second foyer et un petit paradis pour le weekend. Mais ce bonheur domestique vole en éclats le jour où Paul présente à ses cousins son patron Holdsworth. C'est alors que l'improbable survient: cette fille encore enfant, secrète et studieuse, Phillis la rebelle, qui semblait si inaccessible à son cousin, manifeste désormais tous les symptômes d'une violente passion. Elle s'est éprise du séduisant ingénieur et Holdsworth, de son côté, ne semble pas indifférent. Pourtant le drame va bientôt éclater, transformant ces émois juvéniles en amour impossible et malheureux. Cette crise permettra à Paul de s'avouer ses propres sentiments. Face aux tourments de sa cousine, il s'aperçoit qu'il éprouve peut-être pour elle plus qu’une simple amitié...

Dans ce court roman, Mrs Gaskell analyse avec une grande subtilité les premiers émois de l'adolescence, ainsi que les premières désillusions qui font, dans les âmes passionnées, de dangereux ravages. Cela parle du paradis perdu, de ces joies simples que l’on trouve dans sa jeunesse auprès de sa famille et auxquelles le monde des adultes nous arrache. Outre cette finesse psychologique, j’ai aussi apprécié le dénouement. Alors que la plupart des romans de l’époque proposent un « happy end » édifiant, « Ma cousine Phillis » possède une fin ouverte et pleine d’espoir.

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