Grès
de Laurence Benaïm

critiqué par Veneziano, le 25 décembre 2011
(Paris - 46 ans)


La note:  étoiles
Robes néo-classiques pour années folles
A partir des années 1930, Madame Grès lance sa maison de couture, après plusieurs d'années d'expérience, notamment pour des costumes de théâtre : inspirée de l'Antiquité et de l'orient, les fourreaux, plissés, vêtements balnéaires, turbans, et même drapés, mots qu'elle voulait pourtant éviter, font son succès et érigent son atelier, rue de la Paix, comme l'un des temples aussi exigeants qu'incontournables de la Haute couture.
Les difficultés financières poussent à la diversification vers le parfum, certaines fragrances devenant fort célèbres, et au rachat par le groupe Tapie.
Comme à l'accoutumée dans cette collection, une partie historique introduit l'opus, qui continue sur une assez longue série de photographies, dessins et modèles, telle une exposition, comme celle qui a suivi sa mort d'un an, alors que, inconnue du grand public, elle n'est révélée que par la journaliste du Monde qui est l'auteur de ce livre.

Cet ouvrage retrace une vie exigeante et monacale consacrée à la beauté, comme les illustrations en attestent. L'objectif de subjuguer est atteint. La lectrice et le lecteur pourront en être convaincus. Ils pourront persévérer avec le catalogue de l'exposition du Musée Galliera, alors en travaux, organisée au Musée consacré au sculpteur Antoine Bourdelle, en 2011 ; cela tombait : elle désirait se lancer dans cet art, ce qu'elle prétendait avoir finalement réussi à faire.