La Mécanique du Centaure
de Michael John Harrison

critiqué par Antihuman, le 27 octobre 2011
(Paris - 36 ans)


La note:  étoiles
ALLEGORIQUE ET SPECULATIF
Ce qu'il y a de bien avec la SF de l'école de Berkeley, c'est qu'elle se permet tous les "what if ?" possibles et inimaginables, près du concret, et surtout les plus fondamentaux (donc ceux qui questionnent le réel): En l’occurrence un pitch bien trompeur, de plus départi de cette omniprésente ironie tellement actuelle, et une intrigue dans laquelle une sorte de Roi doit reconquérir un royaume perdu mais aussi son identité -avec par ailleurs un ministère de la propagande et de l'espionnage répandant un peu partout ses mensonges, et brouillant une réalité de ce fait truquée.

L'importance du facteur temps, pas mis de côté et au contraire développé, ajoute à ce roman une saveur particulière, avec les ennemis de John, tout en nuances dans l'histoire, (qui ne tente lui-même tout le long que de retourner la monnaie de leur pièce à ses impudents adversaires) aveuglés par le monde surfait d'un Vegas géant et à la recherche d'une sorte de monnaie permettant les crédits nécessaires au voyage: Ces derniers ne découvriront qu'un monde de drogués, vivants dans un monde fantasmagorique, et pris par des illusions tout-à-fait temporaires. Pas un chef d'oeuvre, mais un alléchant et efficace conte tragique. NB: Attention cette nouvelle n'a rien ou si peu à voir avec "Le Dieu Venu du Centaure", de Philip K. Dick.


Première introduction de l'éditeur:

John Truck n'est à première vue qu'un paumé, un ex-dealer devenu propriétaire d'un cargo interstellaire d'occasion. Mais il est aussi, par sa mère, le dernier des Centauriens - cette race extraterrestre humanoïde jadis exterminée par les Terriens. Et, à ce titre, l'homme le plus recherché de l'univers.
Car la découverte d'un artefact centaurien menace de déséquilibrer le conflit larvé opposant, à l'échelle de la Galaxie, le Gouvernement Mondial Israélien et l'Union des Républiques Socialistes Arabes. Or, de par sa naissance, Truck semble le seul être capable de percer les mystères de la Machine centaurienne.
De la Terre à Centauri VII s'engage une terrible course poursuite. Traqué de toute part, humilié, tombant successivement entre les mains de chaque faction en présence, John Truck devra, seul, trouver la voie qui mène à l'ultime délivrance.
Puisant aux sources du sense of wonder, La mécanique du Centaure évoque, par l'ironie respectueuse qu'il témoigne à l'égard du space opera, les meilleures pages d'un Iain M. Banks.