Sarrasine de Honoré de Balzac

Sarrasine de Honoré de Balzac

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Exarkun1979, le 23 octobre 2011 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 41 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (36 614ème position).
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Sarrasine

La famille Lanty a beaucoup d'argent. Tout le monde se demande d'où vient cette fortune. Est-ce l'argent du travail, d'un héritage ou même d'un crime? Plusieurs rumeurs courent mais personne ne sait. Lors d'une soirée chez les Lanty, on apprendra l'histoire de la provenance de l'argent, un histoire qui met en vedette un certain sculpteur nommé Sarrasine et d'une chanteuse nommée Zambinella qui cache des gros secrets.

J'ai trouvé cette histoire vraiment sordide. Le secret de Zambinella m'a jeté à terre car je ne m'y attendais pas du tout. C'est un secret à rendre n'importe quel courtisan amoureux d'elle réellement fou.

Ce roman se classe dans les scènes de la vie parisienne dans la Comédie Humaine.

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Sarrasine

4 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 61 ans) - 5 janvier 2021

Nous suivons l'histoire du sculpteur Sarrasine, de sa naissance à Besançon jusqu'à sa mort, à vingt-deux ans, à Rome. Le départ pour l'Italie est la récompense obligée accordée aux artistes doués. Au théâtre d'Argentina, le sculpteur découvre son idéal incarné dans la personne de la prima donna, et ressent pour elle un véritable coup de foudre.

Pas vraiment dans les grands textes de Balzac !



PERSONNAGES

A l'exception du personnage de Madame de Rochefide, présent dans un grand nombre de textes balzaciens, et de la comtesse de Lanty, simplement citée dans Le Père Goriot comme un exemple de femme élégante, les personnages de Sarrasine – le sculpteur Ernest-Jean Sarrasine et le castrat Zambinella dont il s'éprend, le comte de Lanty et ses deux enfants Filippo et Marianina, ne reparaissent pas dans La Comédie humaine. Le nom de Rochefide est introduit tardivement dans Sarrasine.

Une nouvelle excellente, au dénouement surprenant

9 étoiles

Critique de Cédelor (Paris, Inscrit le 5 février 2010, 49 ans) - 3 octobre 2020

J’ai lu « Sarrasine » dans une édition destinée aux lycéens, qui comprend aussi la nouvelle « Le Chef d’œuvre inconnu », tous deux de Balzac, et qui comprend un dossier d’études sur les deux nouvelles, avec une analyse qui aide à la compréhension du texte et au contexte dans lequel il a été écrit, en soi très intéressant et utile.

En 1830, à Paris, à une fête donnée chez la richissime famille Lanty, dont l’origine de la fortune est mystérieuse et jugée douteuse par beaucoup, un jeune homme, on ne saura pas son nom, et une jeune femme, Mme de Rochefide, s’interrogent sur le vieil homme étrange, qui fait partie des Lanty, et qui hante le salon comme un spectre, surveillé avec hantise du coin de l’œil par sa famille. Le jeune homme dit connaître son histoire et se propose à Mme de Rochefide, sur qui il a des vues amoureuses, de lui lever le lendemain, seuls, en tête-à-tête, le mystère de la vie du vieil homme étrange. Rendez-vous est pris le lendemain soir, et là, le jeune homme commence à raconter l’histoire de Sarrasine…

« Sarrasine » est une nouvelle d’une cinquantaine de pages de Balzac, écrite ne 1831. J’ai beaucoup apprécié. La nouvelle est excellente, racontée et menée de bout en bout de main de maître, avec nombre de scènes marquantes. C’est une histoire d’amour tragique au dénouement surprenant, quoique je me sois douté de la vérité à un certain indice laissé par Zambinella, qu’il aime passionnément. Le mystère sur le vieil homme est savamment entretenu jusqu’au bout. Une nouvelle très plaisante à lire à tout points de vue, et si je ne lui mets que la note 4,5 au lieu de celle maximale de 5, c’est que tout de même, le jeune homme, qui est le narrateur de l’histoire de Sarrasine, me paraît trop omniscient dans son récit. Il sait quels sont les sentiments, les pensées, les émotions, tous les détails de la vie de Sarrasine, ce qui est trop invraisemblable (mais c’est un roman), et on ne sait pas qui il est ni comment il connaît à ce point la vie de Sarrasine. A ces faibles réserves près, cette nouvelle m’a paru d’une grande perfection.

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