Pitié pour les femmes
de Henry de Montherlant

critiqué par Antihuman, le 22 octobre 2011
(Paris - 41 ans)


La note:  étoiles
UN PEU DE COMPASSION...
Avant tout, j'indique que j'ai lu une très juste, et très belle critique de cette oeuvre classique sur un site nommé readme .cc. ; d'après un certain Adolphe Marx. Merci, Adolphe. Mille saluts.

Et pour ne pas te paraphraser j'ajouterai que même si je ne suis pas d'accord sur la notion de misogyne hiératique (Montherlant, de plus, était homosexuel...) je suis d'accord avec celle de l'agitation gauchie et bougiste, simple fuite du réel. Enfin même si ce titre est bien souvent cité, rattrapé à tort par pas mal de ces démagos et faux-prophètes de l'ancien temps, il faut bien dire qu'on est séduit par le héros, Costals, riche romancier solitaire et séducteur vivant dans une grande maison, et ne passant l'essentiel de son temps à commenter sa réalité - on en apprend beaucoup entre autre à propos de son entourage, sur son ex-amie, une froide étudiante qui lui fait miroiter sa bonne éducation, des vieux de son immeuble "plus dans la coup", sa gardienne un peu marâtre cachant mal sa haine derrière une pseudo amabilité, ces petits bourgeois, chefs de rayon de grand magasin, ronds-de-cuir, et autres domestiques se prenant pour des grands simplement du fait de leur argent, ces jaloux jouant au mâle en fait surtout complexés par une bien précoce calvitie, ces dragueurs aux grosses berlines finalement punis, cette hypocrite oie blanche qu'est Andrée Hacquebaut qui lui adresse une centaine de lettres en le traitant tout le long de petit imbécile et de pervers (ce qu'il n'est en rien, et puis la pauvre Andrée finira d'ailleurs à l'asile): Car il y a de la noblesse et de la cruauté chez Costals, et de son antimilitarisme à son refus de toute norme, on distingue entre les lignes et les mots simples cette profonde générosité, doublée à une rébellion dont certains d'aujourd'hui feraient mieux d'en prendre de la graine. Eh oui ! Costals brouille les pistes, ment parfois, embarrasse, mais surtout; dérange. Après Les Jeunes Filles; Pitié pour ... cet humble Costals !