Valentine ou le temps des adieux
de Thérésa Révay

critiqué par Elvire, le 20 juillet 2002
(Wavre - 75 ans)


La note:  étoiles
Valentine et les autres
Moi qui préfère les fourrures artificielles parce qu'elles sont moins lourdes sur le dos et pour le portefeuille, j'ai beaucoup apprécié cette saga d'une grande famille de fourreurs parisiens qui nous entraîne des années folles à mai 68, qui nous lance sur les routes, de Paris à Leningrad, de Leipzig en Sibérie. Le monde de la pelleterie - les grands marchés d'Allemagne, de Russie, du Canada - n'est plus pour moi une inconnue.
Bien sûr, ce roman tourne autour de Valentine mais aussi et surtout autour de sa fille Camille. Le mari, l'amant, le frère disparu, le fils, le neveu, les amis... sont les satellites de ce noyau central.
Année après année, on les suit dans cette Europe déchirée: la montée du nazisme, la guerre, l'occupation de la France avec ses collabos et ses résistants, la Gestapo, le rideau de fer, le régime soviétique et toutes les outrances d'un Staline et la chienlit de de Gaulle ...
A cela s'ajoute une très bonne recherche psychologique des personnages. Aucun n'échappe à l'analyse sagace de l'auteur.
Bref, n'en déplaise à Brigitte Bardot, un excellent bouquin!
Agréable saga 7 étoiles

On trouve dans ce livre tous les ingrédients classiques d'une saga : une longue tranche de vie (de l'entre deux guerres aux manifestations de Mai 68), une suite de drames et de bonheurs, de l'aventure, de l'amour. Tout cela en suivant la vie d'une famille, et de deux femmes en particulier. La période la plus longuement décrite se situe pendant la seconde guerre mondiale (il y a beaucoup de Juifs dans la pelleterie, secteur professionnel dans lequel se situe le roman).
La lecture est agréable, l'histoire bien construite. C'est le roman type que l'on choisit pour les vacances. Il détend, et n'est jamais ennuyeux.
Un regret : l'histoire se passe dans le milieu de la fourrure, et j'aurais aimé plus de précisions quant à ces métiers, décrits de manière trop sommaire. L'auteur n'avait peut-être pas suffisamment d'informations sur un monde sans doute très secret...

Bernard2 - DAX - 70 ans - 14 septembre 2006