Année blanche
de Marie Rouanet

critiqué par CC.RIDER, le 29 septembre 2011
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Sinistre et nombrilique
Le mari de l'auteur, malade du coeur, est hospitalisé dans une clinique du Midi de la France. Sa femme lui rend visite tous les jours et passe le reste de son temps à visionner de vieux films muets, sortes de documentaires dans lesquels le cinéaste s'est contenté de filmer de façon aléatoire un maximum de petites gens dans leur vie de tous les jours. L'auteur assiste à l'enterrement d'une vieille tante et rencontre un de ses anciens professeurs dont elle appréciait particulièrement l'enseignement.
Cette année « blanche » aurait mérité une page de même couleur tant on s'ennuie à lire ce compte-rendu tout juste digne d'un journal intime à garder par devers soi. L'auteur n'a pas eu l'outrecuidance de sous-titrer « roman » pour ce texte sinistre et nombrilique. Ainsi le lecteur sait-il à quoi s'attendre. De longues descriptions météorologiques (comme il fit froid pendant cet hiver blanc !), sentimentales ou de paysages. C'est bien écrit, plutôt intello tiré par les cheveux et fort peu attrayant car il ne se passe rien que du banal. Mort, maladie, vieillesse, nostalgie du temps qui passe, autant de thèmes bien plombants. Faire un détour.
pareil que cc rider. 1 étoiles

Comme quoi tous les goûts sont dans la nature. On m'avait chaudement recommandé ce livre comme l'incontournable... le coup de coeur irrésistible qui ferait de moi quelqu'un d'autre.
J'avais bien lu la critique de CC Rider mais je m'étais dit que cet homme ne pouvait pas toujours avoir raison. Et bien non : Il avait raison et je regrette d'avoir perdu mon temps alors que les bibliothèques ruissellent de trésors.
Ce livre m'a profondément ennuyé et je me demande quel est l'intérêt de publier des textes aussi creux.

Monocle - tournai - 64 ans - 19 mai 2013