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Les souvenirs
de David Foenkinos
Titre original : La vieillesse des proches : tenter de se remémorer les belles choses
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
critiqué par Veneziano, le 23 septembre 2011
(Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 35 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 10 avis)
Cote pondérée :  (9 630ème position).
Visites : 1 523
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La vieillesse des proches : tenter de se souvenir des belles choses
La mort de ses grands-parents a marqué fortement l'auteur, celle de son grand-père, suivi de la dégénérescence en pente douce mais sûre, de sa grand-mère. Tout un halo de souvenirs, majeurs comme infimes, se bousculent, l'aident ou le rendent mélancolique, tour à tour.
Il compare ses expériences à celle des proches, même de personnes célèbres, fait des citations de souvenirs d'artistes, du même type, par le biais de chapitres entrelardant l'intrigue, écrits en italique.
Le style est oral, sec, clinique, pour mieux analyser et soupeser les émotions qui l'assaillent. S'il peut être admis que ce roman, à connotation auto-biographique, ne révolutionne pas le genre ni la réflexion sur le deuil, ni même sur la vieillesse, il dépeint bien les sentiments de ce genre de situation, par une pudeur certaine, entre séances de recul et chutes dans l'action jusqu'au cou.
Ce livre fait réfléchir, est rempli de sensibilité, sans méga-bouleversement, ni de fond ni de forme. Il est agréable, et assez bien fait.
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| Les critiques éclairs (9)
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| Ni un roman, ni une biographie. |
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Après "La Délicatesse" c'est sûr que c'est moins.. moins bien écrit, moins de mystère, moins de curiosité, moins d’excitation. Mais après tout les souvenirs sont ce qu'ils sont et D. Foenkinos nous les sert simplement plus ou moins assaisonnés, mais toujours de façon tendre. C'est agréable à lire, et bien que l'écriture soit médiocre, il réussit quand même à faire passer l'âme de ses différents souvenirs pour la plupart attachés à des personnages de sa vie, auxquels il passe de l'un à l'autre. Un bon moment tranquille typique de cette nostalgie qui nous berce quand on se laisse prendre dans ses bras.
Tameine (Lyon, Inscrite le 9 juin 2008, 47 ans) - 27 avril 2013 |
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| Roman miroir de nos vies |
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Avec brio, David FOENKINOS déroule une partie de la vie de son personnage principal et de ses proches en la ponctuant de souvenirs des uns et des autres, connus ou méconnus. Il s’est glissé avec justesse dans le ressenti de chacun, la joie, la tristesse, la mélancolie, la dépression, la solitude, mélancolie, le bonheur, etc., en fait tous les sentiments éprouvés au cours de nos vies. Un roman miroir, est ce de la sous-littérature comme décrivent certains critiques, pour moi non. Un roman haletant.
Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 49 ans) - 13 février 2013 |
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| Un vrai coup de coeur |
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L’auteur évoque une période de sa vie coïncidant avec le début de sa vie professionnelle de gérant d’un hôtel parisien. Il raconte d’une part les dernières années de ses grands-parents, de sa grand-mère en particulier, d’autre part les problèmes de couple de ses parents, fraîchement retraités, et accessoirement sa première histoire d’amour. Tout cela pourrait sembler banal mais le romancier parvient grâce à un récit rempli de poésie, d’humour et même d'un certaine forme de suspense à garder en éveil l’intérêt du lecteur tout au long du récit. Charmé par « La délicatesse », j’avais emprunté cet ouvrage à la bibliothèque sans trop y croire et sans recevoir de conseil de quiconque. Il s’est avéré être une excellente surprise. J’ai vraiment apprécié ce roman plein de tendresse.
Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 48 ans) - 9 décembre 2012 |
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| Mélange des genres |
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Comme Falgo, les premières pages m'ont plu. En effet, l'émotion est bien présente. On imagine sans peine le mélange de chagrin, d'impuissance, de pudeur mais aussi de peur du narrateur. Confronté à la mort prochaine de son grand-père, même un texto est une bouffée d'air dans cette atmosphère étouffante et plombée par l'agonie. Ce texto qui vole une minute du temps qu'on aurait pu accorder à la personne chère et en voie de disparition.
La grand-mère du narrateur, bientôt veuve, est victime elle-aussi d'une mauvaise chute et devient incapable de rester seule. Ses enfants vendent la maison et placent leur vieille mère en maison de retraite. A travers cela, le narrateur aborde les difficultés de la vie de couple, la solitude obligée des nouveaux pensionnés et des personnes du troisième âge.
Et puis le texte sort de ses gonds. Je veux dire par là que le narrateur concentre le texte sur sa personne, ses états d'âme, ses atermoiements, ses fantasmes, sa bonne femme et son incapacité à trouver l'inspiration, lui qui aspire à devenir écrivain comme on rêve de devenir artiste peintre. C'est à cet instant précis que je trouve que Foenkinos sort du sujet. Il le tenait pourtant mais il l'a perdu pour en faire un puits d'égocentrisme, de pseudo-vérités moralisantes et de comparaisons oiseuses.
Pourtant, Les souvenirs avaient bien commencé. Et l'idée de reprendre un souvenir d'un personnage, connu ou non, cité dans le chapitre précédent m'a séduite. En bref, peut-être suis-je déçue parce que j'en attendais trop... ?
Miss teigne (, Inscrite le 6 mars 2008, 33 ans) - 31 octobre 2012 |
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| Un peu décevant |
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J'ai bien aimé ce livre. Mais l'ayant lu juste après "Les coeurs autonomes" (du même auteur), celui-ci m'a un peu déçue. J'ai trouvé qu'il était moins... percutant. Toujours est-il que David Foenkinos ne perd en rien son génie, avec des passages formidablement formidables. Le livre doit être lu au moins pour ces éclairs de génie. C'est le minimum syndical.
Nicolas75 (Paris, Inscrite le 19 août 2012, 21 ans) - 23 août 2012 |
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| Souvenirs universels |
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De la mort de son grand-père, au placement de sa grand-mère, la retraite de ses parents, la vieillesse, sa rencontre amoureuse, les événements les plus bouleversants d'une vie sont analysés par David Foenkinos.
Avec toujours autant de délicatesse, il sait décrire les questions posées par la disparition des proches, l'inévitable culpabilité, le désarroi et tous ces sentiments face au bonheur et au malheur qu'on ne peut pas ne pas avoir éprouvé au moins une fois dans sa vie.
C'est pourquoi ce livre est si touchant, même si écrire sur ces thèmes implique régulièrement une partie de « lieux communs ».
Mais il reste quand même un très joli roman et de très belles phrases que j'ai souvent eu envie de retenir.
« Le cœur a quitté le corps avec politesse. »
Marvic (Haute-Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 54 ans) - 28 février 2012 |
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| Comme un médiocre téléfilm |
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Cela commence très bien, par quelques pages où affleure une réelle émotion lorsque le narrateur évoque la mort de son grand-père.
Cela continue très mal avec le transfert de sa grand-mère à une maison de retraite, le voyage clandestin de celle-ci à Etretat, le mariage du narrateur, le divorce de ses parents, la paternité du narrateur, la réconciliation de ses parents, le divorce du narrateur.
Le livre fait 266 pages. S'il se poursuivait ainsi, il atteindrait facilement 8 ou 900 pages. Toutes aussi remplies de poncifs et de clichés à la mode. On trouve ça et là quelques réflexions stimulantes, un passage intéressant, une phrase bien tournée émergeant d'un style continument plat et fade.
Foenkinos tente de s'inscrire dans la lignée des "Vies minuscules" de Pierre Michon dont il livre une sorte de version modernisée. Et cela permet de mesurer la différence existant entre un véritable écrivain (Michon) et un prosomane compulsif (Foenkinos).
Falgo (Ruffieux, Inscrit le 30 mai 2008, 73 ans) - 29 décembre 2011 |
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| Je ressens donc je suis |
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David Foenkinos écrit un roman à la première personne. Il écrit son entrée dans la vie d’adulte. Une large partie est consacrée à sa grand-mère et à la vieillesse. David Foenkinos évoque l’éternel malaise lorsqu’il s’agit de placer un être cher dans un home pour se rassurer, mais en lui faisant violence. Il raconte des parents mal-aimants, bourrés de failles et finalement très humains. Il termine par son histoire d’amour qu’il n’espérait plus. Il jongle avec les transitions et joue avec les paradoxes invraisemblables, mais il difficile d'en dire plus sans dévoiler l'histoire.
Il entrecoupe son récit de souvenirs concernant des personnages qu’ils citent en passant.
Je trouve son écriture parfois féminine : très sensible dans les détails de la vie quotidienne. Et certaines phrases sont des petits bijoux qui sentent le vécu, par exemple :
« Je trouve fatigantes les femmes qui nous demandent si nous avons remarqué tel ou tel changement physique. Elles sont des tyrans de leur apparence, et nous des esclaves de la constatation. (…) Il arrive que les femmes s’offusquent du fait que le mouvement microscopique qu’elles viennent d’opérer ne nous saute pas aux yeux, dans une sorte d’attentat à l’évidence. »
Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 45 ans) - 14 décembre 2011 |
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| Une belle réflexion sur la vie |
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Ce roman, qui pourrait être autobiographique, nous mène à une réflexion sur nos vies et notre mémoire familiale, qui a tendance à se perdre au fil des générations. C'est un roman de la vie de tous les jours et le personnage principal pourrait être n'importe lequel d'entre nous.
Agréable à lire et plutôt bien écrit, ce roman va me laisser un bon souvenir.
PA57 (, Inscrite le 25 octobre 2006, 30 ans) - 1 décembre 2011 |
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Il n'y a pas encore de discussion autour de "Les souvenirs".
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