Acide, Arc-en-ciel
de Erri De Luca

critiqué par Alma, le 1 septembre 2011
( - - ans)


La note:  étoiles
Le temps de l’adieu
Un homme seul, dans une maison isolée, épuisé, prêt à tout lâcher, se souvient….

Trois amis lui avaient rendu visite, le reliant à son passé et au monde moderne dont il s’est écarté, « ils furent tout ce que j’ai su du monde », lui racontant leur parcours de vie « m’apportant des nouvelles de vies aventureuses" . Un ancien activiste des brigades gauchistes, amené à commettre un assassinat, un missionnaire atteint d’une grave maladie revenu en Italie pour y mourir, enfin, « un courtisan errant :un homme ayant toujours vécu hébergé chez des amis. Chacune des trois rencontres est l’occasion d’une réflexion sur l’engagement politique, sur l’évangélisation en Afrique et les limites de l’apostolat, ou sur l’insertion dans un groupe.

Enchassés dans le récit à la première personne du narrateur, trois récits de vies, de longueur et d’intérêt variable, dont l’unité est donnée par la présence de l’homme malade, par ses retours sur son enfance, par ses réflexions sur sa solitude intérieure, sur son rapport fusionnel avec la nature et avec les pierres de sa maison qu’il a lui-même assemblées, dont il entend les murmures, la complainte « la voix de la matière ».

Un roman de confidences, de bilans lucides et souvent amers, tout en émotion contenue où l’on sent poindre le temps de l’adieu, servi par l’écriture fine, sensible et harmonieuse d’Erri de Luca .
Des contemplations désespérées 8 étoiles

Un homme à bout de souffle, épuisé par son travail agricole, se remémore sa vie, ses souvenirs, les bons moments, les moins bons, et les visites de trois de ses amis. Il fait état du regret du départ de ses parents, de la grande fatigue liée à sa profession, de son complexe lié à sa maigreur. Il se remémore les moments qui lui ont donné envie de rêver, d'avancer, au moment où, exténué, il s'apprête à rendre les armes.
Fort triste et assez belle, cette nouvelle invite à méditer sur le sens de la vie et réfléchir à l'intérêt de se souvenir des belles choses.

Veneziano - Paris - 46 ans - 6 janvier 2019