Zona frigida de Anne Birkefeldt Ragde

Zona frigida de Anne Birkefeldt Ragde
(Zona frigida)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

Critiqué par Alma, le 30 juillet 2011 (Inscrite le 22 novembre 2006, - ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (42 220ème position).
Visites : 3 161 

Une aventure collective dans les froideurs du Grand Nord

Embarquement pour la région du Spitzberg à la pointe Nord de la Norvège, dite Zona frigida où rien ne peut pousser, mais où l’on observe, si l’on a les moyens de s’offrir une coûteuse croisière sur l' Ewa, ours blancs, phoques, morses dans un environnement éblouissant …..

Autour de la narratrice Bea:une caricaturiste de renom , « la langue bien pendue et un joli coup de crayon », mais aussi un sérieux penchant pour l’alcool, dix autres passagers et les membres de l’équipage réunis pour une semaine. Les personnalités se dévoilent et la mort apparaît… Pourtant, « rien ne devait être dangereux, seulement extraordinaire, exotique, et, surtout, écologiquement correct »….. . Partie pour solder un passé douloureux, Bea se trouve dépassée par ce qu’elle découvre et se voit contrainte de se remettre en question.

A la fois thriller, étude de mœurs et roman dépaysant à portée écologique, ZONA FRIGIDA peut constituer un roman agréable à lire, sans prétention, où le suspense bien mené se conjugue avec une dose d’humour. Il se pourrait aussi qu’il donne envie de découvrir cette Zona frigida dont l’auteur sait évoquer la sauvage et froide splendeur.

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Croisière arctique

6 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 61 ans) - 26 avril 2013

Heureusement plus agréable que son titre, ce roman nous emmène loin de l'excellent « Terre des Mensonges » dans une étonnante croisière jusqu'au Spitzberg à la découverte du milieu polaire, des morses, des ours polaires et surtout de ces étranges touristes ou accompagnateurs capables de choisir une telle destination.
Bea est une jeune norvégienne de 35 ans, célibataire, dépendante de l'alcool et caricaturiste reconnue dans son pays. Pourquoi en quelques heures, va-t-elle décider de dépenser une somme exorbitante pour partir sur ce bateau? C'est d'ailleurs cette question qui fait poursuivre la lecture.
Cette question, un drame caché ainsi que les deux pages de prologue.
Sans cela, la lecture ressemblerait au journal d'une Bridget Jones norvégienne, une jeune femme délurée, partant seule sur une croisière au bout du monde entourée de trois japonais, de deux français, d'une italienne, d'une norvégienne âgée et de son jeune fils... une étrange galerie de personnages.
Cela aurait pu aussi être le départ d'un bon thriller à huis clos sur un bateau au milieu des glaces.
Difficilement captivée dans la première partie du roman, entre l'alcoolisme de l'héroïne et les caprices des passagers, j'étais très déçue. Mais, « l'action » s'accélère; des histoires d'amour, des secrets qui se révèlent, Bea se retrouve face à ses démons, face à des choix.
Fallait-il en faire une alcoolique pour la rendre drôle? Je pense que le personnage, même déluré, aurait gagné en profondeur dans certains de ses choix. Je pense aussi qu'une traduction malhabile de réflexions ou des prises de conscience de l'héroïne, nuit à l'intensité de l'expérience du Grand Nord.
(« C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme »)
Un livre agréable cependant, malgré ses défauts, son démarrage futile qui aborde pourtant sérieusement et il me semble avec beaucoup de cohérence certains aspects de la vie arctique, de sa sauvegarde, de la vie en vase clos face à ces paysages de fin ou de début du monde.

Envie de partir...

5 étoiles

Critique de Aliénor (, Inscrite le 14 avril 2005, 51 ans) - 12 octobre 2012

Béa, caricaturiste trentenaire, décide de partir en croisière du jour au lendemain. Femme libre et libérée, elle ne supporte aucune contrainte, est très portée sur la bouteille, et le seul compagnon de sa vie est une perruche nommée Andersen. Dès le départ, le lecteur est prévenu : si Béa a décidé d’embarquer à bord de l’Ewa, ce n’est pas pour jouer les touristes et découvrir une région polaire surnommée « Zona frigida », mais pour picoler et régler ses comptes avec son passé. Un passé dont on ignore tout durant une large partie du roman, et dont on devine assez rapidement qu’il est lié à l’un des autres passagers du bateau.

Dans un premier temps, Béa se montre déterminée à poursuivre son objectif et à ne pas se laisser distraire. Passagère pas forcément très agréable, elle s’enferme dans sa cabine pour boire du gin tonic et manger des cacahuètes. Mais les paysages magnifiques, les ours polaires et les phoques finissent par la toucher, et sa volonté s’en trouve ébranlée. Or, c’est dans la première partie que je l’ai préférée. Dès lors qu’elle se montre sensible, et qu’elle tombe carrément amoureuse du capitaine du bateau, le livre bascule dans un autre récit qui m’a beaucoup moins amusée qu’au départ. C’est dommage, car jusqu’alors je trouvais plaisant ce livre qui d’autre part ne possède pas de grandes qualités littéraires. Son plus grand atout est certainement de donner envie de s’embarquer pour une croisière vers cette Zona frigida décrite avec beaucoup de chaleur.

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