Le Prince de la nuit, tome 3 : Pleine lune
de Yves Swolfs

critiqué par La Fée Clochette, le 1 janvier 2001
(Bruxelles - 118 ans)


La note:  étoiles
Une histoire bien ficelée
Revoici le Prince de la nuit dans ce troisième tome excellent, qui termine le premier cycle de cette série.
Un deuxième cycle est déjà commencé, avec deux tomes parus jusqu'à présent.
On vogue toujours entre le présent (1933) et le passé. Cette fois, nous sommes à l’époque de la Révolution française, et un Rougemont vengeur est toujours à la recherche du fameux vampire, le Prince de la nuit.
Mais on voit de plus en plus Vincent Rougement et sa fiancée élise qui ne croit pas un mot de cette histoire de vampire qu’il raconte, et qui, par ailleurs, se sent attirée par Vladimir Kergan, le célèbre violoniste qui n'est autre, bien sûr, que l’éternel Prince de la nuit.
La fin est vraiment bien faite, qui laisse une ouverture, mais ne nous laisse pas nous, sur notre faim.
BEAUCOUP MIEUX... 6 étoiles

Comme les précédents volumes de cette saga on navigue dans celui-ci entre le passé lointain de la famille Rougemont et les années 1930 où se déroule l’histoire…
Au début de cet épisode, nous découvrons (comme dans les deux précédents volumes) un membre de la famille Rougemont qui a voué sa vie à pourchasser le fameux «Prince de la nuit», ici Armand de Rougemont peu après la révolution Française aux alentours de l’année 1793 et en parallèle bien sûr toujours Vincent Rougemont le dernier héritier mâle de cette famille vivant à Paris en 1933.

Vincent a réuni des preuves des meurtres commis par le fameux violoniste slave Vladimir Kergan qu’il sait maintenant être le vampire qui se fait appeler le «Prince de la nuit», et les publie dans son journal…

Kergan ne tarde pas à réagir et fixe à Vincent un rendez-vous dans l’ancien château de la famille Rougemont maintenant à l’état de ruines, et pour s’assurer de la venue de Vincent, Kergan enlève Elise son ancienne fiancée…

Les couleurs de cet album sont toujours aussi belles et je dois dire que M. Yves Swolfs semble aussi à l’aise avec les dessins de la révolution française qu’avec le Moyen-Âge où pourtant il excelle… ainsi les uniformes des révolutionnaires sont-ils vraiment dessinés avec un grand soin… ici de plus, grâce à ses sublimes dessins, il arrive à nous faire partager des moments de grande sensualité malgré le sang qui coule…
Mention spéciale encore une fois aux dessins du visage du débonnaire Commissaire Durieux dont la ressemblance avec l’acteur Jean GABIN ne cesse de m’étonner… ou devrais-je dire de me hanter…

Ce troisième tome m’a agréablement surpris! Enfin on découvre la vraie profondeur psychologique des personnages, enfin un scénario solide et digne de ce nom, bien que sur une facture un peu classique, enfin de grandes surprises, des retournements de situation, des trahisons, des découvertes insolites… et une apothéose finale avec l’affrontement entre Vincent et Kergan…

N’en jetez plus M. Swolfs, maintenant que vous avez fait très fort, il va falloir assurer dans les prochains tomes…

Septularisen - Luxembourg - 52 ans - 18 décembre 2009