Les Vacances d'un serial killer de Nadine Monfils

Les Vacances d'un serial killer de Nadine Monfils

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par CC.RIDER, le 26 juin 2011 (Inscrit le 31 octobre 2005, 61 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (21 242ème position).
Visites : 4 815 

Tonique et décapant

Une famille « Tuyau de poële » belge part en vacances sur la côte pluvieuse de la Mer du Nord. Il y a Alfonse, le père, fan de Sheila, Josette, la mère, bien décidée à se la couler douce, Steven et Lourdes, les enfants qui passent leur temps à filmer et à jouer avec leur ordinateur et surtout Mémé Cornemuse, véritable Calamity Jane dont il faut remorquer la caravane antédiluvienne et supporter le caractère difficile. Le voyage commence mal. A un carrefour, un motard vole le sac de Josette et s'enfuit avec tout l'argent de la famille. Les enfants découvrent un cadavre dans les toilettes d'une station service. La caravane se détache avec Mémé à l'intérieur. La pension de famille n'est qu'un boui-boui qui n'a même pas la vue sur la mer... Et ce n'est que le début d'une longue suite de catastrophes en tous genres.
Un thriller humoristique à la fois picaresque et déjanté. On s'amuse beaucoup à la lecture des mésaventures de cette malheureuse famille. C'est de l'humour belge, c'est à dire plutôt malicieux, ironique et décalé. Les personnages sont d'énormes caricatures : le père un véritable beauf macho, la grand-mère une vieille cougar nymphomane et toute une galerie de caractères tous plus improbables les uns que les autres. Le style et l'esprit de ce texte font immanquablement penser à ceux du regretté Frédéric Dard (San Antonio). De la bonne littérature de divertissement, souvent à la limite du grivois et du vulgaire, sans toutefois y tomber complètement. Tonique et décapant !

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Les éditions

  • Les vacances d'un serial killer [Texte imprimé] Nadine Monfils
    de Monfils, Nadine
    Belfond
    ISBN : 9782714450029 ; EUR 18,50 ; 17/02/2011 ; 235 p. ; Broché
  • Les vacances d'un serial killer [Texte imprimé] Nadine Monfils
    de Monfils, Nadine
    Pocket / Presses pocket (Paris)
    ISBN : 9782266222303 ; EUR 6,10 ; 07/06/2012 ; 252 p. ; Poche
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On se marre bien

7 étoiles

Critique de Catinus (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 68 ans) - 3 mars 2019

Alphonse, le roi de la boulette sauce lapin, part en vacances à la mer du nord avec sa femme Josette, sa belle-mère Mémé Cornemuse et ses enfants Steven et Lourdes. Dans une ambiance passablement déjantée, ils vont croiser la route d’individus peu recommandables. Tout cela est assez crado, belge à souhait (dans le bon sens du terme = ne nous prenons pas au sérieux), et il faut avouer qu’on rigole bien et de bon cœur. 236 pages nécessaires mais suffisantes.

Extraits :
* Mémé Cornemuse, surnommée ainsi parce qu’elle un faible pour les Ecossais – ça la fait fantasmer qu’ils ne portent pas de culotte.

* Faut dire qu’avec son âge avancé, même si elle a encore une belle carrosserie, les princes ne se bousculent pas au portillon. Faute de grives, on suce des merles.

* - Ah, vous travailler dans l’immobilier ?
- Non, dans le pompage. Je suce pour pas cher. Mais ce soir, mon p’tit loup, c’est gratos.
- C’est gentil, mais je …
Trop tard, elle a ouvert la caverne d’Ali Baba. D’ailleurs, à peine le mot magique prononcé, les quarante voleurs sortent comme des lapins !
- C’est l’émotion, bredouille Alfonse.
Elle se contente de sourire et à l’aide à remettre son pantalon. C’est chouette les filles du bord de mer …

congés ratés

2 étoiles

Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 44 ans) - 22 avril 2014

Nadine Monfils déploie avec beaucoup de conviction une histoire burlesque, décrivant sans détour la médiocrité de nos vies à travers les personnages caricaturaux du livre. Et c’est vrai que tout cela donne un texte humoristique proche quelque part d’un Frédéric Dard ou bien Donald Westlake, avec son lot de péripéties abracadabrantes, ces personnages grotesques et autres bras cassés.

Mais est-ce à cause du rythme, de l’utilisation de termes un peu vulgaires déplacés ou du faible intérêt que j’ai porté au récit ? En tout cas, ces vacances-là auraient pu sans doute me faire sourire, à défaut de me faire rire. Je dois bien avouer que je les ai surtout trouvées affligeantes et sans beaucoup d'attraits.

Vacances à la côte...

7 étoiles

Critique de MEloVi (, Inscrite le 6 juillet 2011, 34 ans) - 18 décembre 2013

Ce roman nous décrit les vacances à la côte (la mer du Nord), comme on dit en Belgique, d'une famille de branquignoles qui vivent des situations cauchemardesques pour notre plus grand plaisir.

C'est drôle, bien vu et nous n'avons aucun mal à être projetés dans l'univers décapant de Nadine Monfils mais je reste quand même un peu sur ma faim.

Agréable mais pas indispensable...

Boulettes et poulettes d’Alfonse

6 étoiles

Critique de Cecezi (Bourg-en-Bresse, Inscrit le 3 mars 2010, 39 ans) - 24 avril 2013

Pauvre Alfonse, pris entre une belle-mère nymphomane une femme insupportable, des enfants fainéants… et des vacances qui ne se passent pas comme prévues. « Avec vue sur la mer », qu’ils disaient…
Un roman rocambolesque des personnages déjantés. Les chapitres sont très courts et l’écriture est dynamique, pour un récit vite lu, distrayant mais sans plus. Les personnages sont sans épaisseur. Quelques situations font sourire… On se trouve entre Doggy Bag de Djan et Camping…
Pour passer un moment léger et divertissant, mais sans chercher plus…

Vacances à la mer

7 étoiles

Critique de Koudoux (SART, Inscrite le 3 septembre 2009, 54 ans) - 31 août 2012

Comme chaque été, la famille Destrooper part en vacances à la mer du Nord.
Le voyage commence mal, un motard vole le sac de Josette Destrooper et la suite va être un mélange de rencontres de plusieurs personnes peu recommandables et de situations burlesques de plus en plus compliquées.
Comme d'habitude une comédie décapante à la Nadine Monfils.
Ce livre n'est malheureusement pas mon préféré, j'ai beaucoup plus apprécié "Babylone Dream", "Coco givrée" et "Tequila frappée" et je me réjouis de la réédition de la série du "Commissaire Léon".

Belgitude moules-frites

5 étoiles

Critique de Eric B. (Bruxelles, Inscrit(e) le 15 février 2001, 52 ans) - 30 juin 2012

J’ai dévoré coup sur coup "Babylone Dream", un chef d’œuvre, et "Madame Edouard", qui m’a également beaucoup plu, mais ces "Vacances d’un serial killer" me laissent globalement sur ma faim. J’ai l’impression que Nadine Monfils tombe dans la facilité en voulant exploiter un filon, celui d’un certain exotisme belge qui a fait le succès de films comme "Dikkenek", par exemple. Mais pas grand-chose ne rappelle dans ce roman la douce folie qui faisait le charme très particulier de "Babylone Dream", ou l’univers sympathique du Commissaire Léon. On est ici dans le lourd, le très lourd même, avec un style et des dialogues qui paraissent souvent torchés à la va-vite. Je sais, heureusement, que l’oeuvre abondante de Nadine Monfils recèle encore quelques pépites qu’il me reste à découvrir ; mais je déconseille au lecteur novice de commencer par ces "Vacances". Sans être complètement dépourvues d'intérêt, elles ne m'en semblent pas moins très en-dessous de ce que l'auteur est capable de donner.

Oui, c'est bien à lire !!!

9 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 63 ans) - 11 septembre 2011

Puisqu’il est encore temps de parler vacances et de s’y intéresser, suivons le récit des derniers congés d’une famille pathétique ou presque que l’on pourrait qualifier de famille « Groseille » pour faire référence au cinéma, art narratif qui passionne depuis longtemps Nadine Monfils, auteur de ce roman que l’on pourrait classer dans les polars déjantés et atypiques.

Prendre en mains un roman de cette auteure belge est toujours délicat. Elle ne nous dit jamais qu’elle est la nature exacte de l’objet qu’elle nous livre ? S’agit-il d’une chronique sociale ? D’un roman wallon truffé de mots qui nous paraîtront exotiques ? D’un roman policier avec crimes et coupables ? D’un feuilleton digne de ceux que Dumas livrait à la presse il y a plus d’un siècle et demi ? Oui, il y a un peu de tout cela et même plus. Tout est là de l’émotion, au suspense, la tendresse, la poésie… Il y a aussi, capitale pour moi, une écriture crue et forte, pleine d’humour, parfois noire, marque de fabrique de Nadine Monfils. C’est cette littérature jubilatoire que je cherchais dans le roman et je l’ai trouvée pour mon plus grand plaisir.

Alors, bien sûr, si vous cherchez un roman réaliste, avec des descriptions méthodiques qui permettraient de vous créer une image certaine de la caravane de mémé Cornemuse vous allez être déçus car c’est à vous de vous fabriquer votre film. Oui, je dis bien film car le rythme et le ton vous plongent immédiatement dans une narration cinématographique. Heureusement pour la réalisation, le papier coûte beaucoup moins cher qu’une réalisation en technicolor…

Heureusement pour le pauvre lecteur français que je suis, chaque mot de chez elle est expliqué en bas de page et cela n’alourdit pas la lecture. C’est si explicite que l’on peut presque se passer de la traduction simultanée…

Les personnages sont truculents, à commencer par ce couple improbable qui prend le chemin de la mer du Nord avec ses deux enfants et la grand-mère (ou mère, ou belle-mère, au choix en fonction des quatre premiers personnages). Ils sont tous à la fois glauques, attachants, idiots, perspicaces, méprisables, caricaturaux… et, très proches de nous ! Oui, on comprend bien vite que Nadine Monfils ne se moque pas d’eux, mais cherche à nous montrer comment nous pouvons sombrer vite dans une beauf attitude, en particulier au moment d’aller s’entasser sur ce bord de mer sablonneux et venté…

Mais le criminel ? Les crimes ? Oui, effectivement, pour agrémenter les vacances, en quelque sorte, la romancière a semé quelques cadavres ensanglantés. Il s’agira, successivement, de les cacher, les dissimuler, les éliminer, trouver un coupable, ou un autre, et de continuer à passer ce mois de vacances car c’est bien là le plus important ! Donc, il y aura bien un ou plusieurs criminels, encore que le terme n’est probablement pas le plus approprié. Mais, je vous fais confiance, vous arriverez à nommer ces horribles personnages perturbateurs de vacances annuelles réservées de longues dates dans un bel hôtel de bord de mer…

Excellent moment de lecture pour une romancière de qualité dans cette littérature noire sans prétention mais de qualité !

De chouettes vacances à la lecture de ce polar

8 étoiles

Critique de Ddh (Mouscron, Inscrit le 16 octobre 2005, 78 ans) - 29 juin 2011

Des vacances toutes particulières, celles de Joseph et Josette Destrooper autour de laquelle rôde un sympathique serial killer, mais si !
La Belge Nadine Monfils vit à Montmartre où elle exerce dans l’artistique : réalisatrice de films, auteure de théâtre et romancière de polars mais aussi de livres érotiques ! La palette donne dans toutes les couleurs… Une vraie déjantée comme dans Les vacances d’un serial killer. A ne pas se tromper : Nadine Monfils a du talent… récompensé par plusieurs prix. Prix du Polar (Cognac) avec Babylone dream, Prix des lycéens de Bourgogne avec Nickel Blues, Prix de la ville de Limoges avec Coco givrée.
Alphonse, le roi de la boulette frites, part en vacances à Blankenberge avec sa compagne Josette, ses grands jeunes Lourdes et Steven et, dans la caravane, mémé Cornemuse, sa belle-mère. Mais quel personnage que celle-ci ! Cornemuse car elle fantasme sur les dessous du kilt porté par les Ecossais.
Steven rêve de cinéma et sa caméra capte des scènes particulièrement croustillantes mais pas que… du sang sur un cadavre ! Vacances mouvementées par l’apparition de Biloute, M. de Vogel et autres comme Gigi, le travelo et tata Mirza.
Vraiment particulière que sa manière d’écrire ! Nadine Monfils mijote le roman à sauce épicée : quelques termes belgo-belges, de l’humour, des comportements apparemment bon enfant mais défiant toute bonne morale. Et le tout est savoureux. Le lecteur prend plaisir et guette la suite car il y a toujours du neuf d’autant plus intéressant qu’il est inattendu.

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