Rougir d'être paysan
de Michel Gicquel, Joseph Gicquel

critiqué par CC.RIDER, le 19 juin 2011
( - 66 ans)


La note:  étoiles
Souvenirs, souvenirs...
Les deux auteurs nés vers la fin des années cinquante se souviennent d'une époque charnière et d'un monde paysan qui a rapidement été englouti dans la modernité. Eux-mêmes n'appréciaient guère les contraintes de la vie à la ferme. Ils rêvaient du confort et de l'agrément de la vie en ville. Ils se souviennent des verres Duralex, des débuts de la télévision ou de leur désir d'apprendre et de sortir d'une condition dont ils ont honte.
Ce livre n'est pas un roman. Juste la juxtaposition d'une série d'impressions dont on ne sait d'ailleurs pas s'il faut les attribuer à Michel ou à Joseph. Ils parviennent néanmoins à recréer l'atmosphère particulière des années d'après guerre dans une Bretagne profonde demeurée aussi traditionnelle que catholique avec ses valeurs de travail, famille et fidélité. La mère des deux auteurs disparue prématurément était une fervente chrétienne et plusieurs membres de sa famille faisaient partie du clergé. Souvenirs, souvenirs d'un monde disparu dans lesquels les plus anciens se retrouveront aisément.