Globish de Robert McCrum

Globish de Robert McCrum

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Economie, politique, sociologie et actualités

Critiqué par Oburoni, le 31 mai 2011 (Waltham Cross, Inscrit le 14 septembre 2008, 36 ans)
La note : 3 étoiles
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Globish

Globish est un mot-valise fait de "global" et "english" inventé en 1995 par Jean-Paul Nerriere pour décrire cet anglais petit-nègre, ultra simple (1500 mots de vocabulaire environ) de plus en plus utilisé comme lingua franca à travers le monde. "Contagieux, adaptable, populiste et subversif" le globish, pratique, utilitaire et sans prétention a pourtant un énorme impact. A l'heure d'une mondialisation qui s’accélère à travers les nouveaux moyens de communication il semble être la pilule miracle à la Tour de Babel, une pilule non sans effets secondaires pour les langues qu'il affecte.

Robert McCrum s'attarde ici sur son ascension, montre en quoi le phénomène est important. C'est du moins, si l'on s'en tient au sous-titre et à la quatrième de couverture, ce qu'il est censé faire. Disons-le en effet tout de suite : le livre est mauvais, inutile, décevant.

Il revient d'abord sur l'histoire de la langue anglaise, d'une manière tellement pauvre et bâclée que l'on n'apprend rien (lisez un article sur Wikipedia et vous en ressortirez plus savant sur le sujet). Il balance des évidences en guise d'analyses; genre si l'anglais triomphe c'est grâce au leadership américain, lui-même l'héritier d'un puissant Empire britannique (oui, bien sûr, on le sait, seulement cela lui prend une centaine de pages et il ne va pas au-delà !). Pire : pour un essai porté sur la linguistique il n'aborde même pas les répercussions possibles sur l'avenir des langues, les anglais en particulier. Il se contente juste de nous balancer des chapitres pour nous dire que si les Indiens et les Chinois apprennent un anglais simplifié ce n'est pas par amour des subtilités offertes par la langue de Shakespeare (ou de Mark Twain, puisqu'on parle des américains) mais pour des raisons purement utilitaires et économiques. Oui, je sais, c'est ce que le concept de globish sous-tend mais c'est bien là le problème: Robert McCrum nous prend pour des tartes. Bref, le tout est absolument sans intérêt.

Le livre ayant eu un certain succès dans le monde anglo-saxon et vu le sujet abordé je ne serais pas surpris de le voir traduit en français sous peu. Je vous préviens donc : ignorez-le.

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