Martin vit près de Yalta avec sa mère. Quand au début de l’année 1918 son père, un dermatologue de grand renom, meurt dans des circonstances mal définies. Mais bientôt Martin doit quitter la Crimée et laisser derrière lui, en abandonnant la Russie au Bolcheviques, ses souvenirs. Avec sa mère il se réfugie en Suisse chez son oncle. De là il poursuit seul jusqu’à Cambridge pour ses études. Il y rencontre des personnages fantasques comme le jeune Darwin. Et sa cousine, la belle et énigmatique Sonia, qu’il ne parviendra pas à séduire.
Est-ce pour cette raison qu’il va réaliser un projet fou et définitif ?
Finalement Martin, que son créateur n’a doté d’aucun talent ou créativité artistique, se sent étranger partout. « Pendant le somptueux automne suisse, il comprit pour la première fois qu’il était, après tout, un exilé, condamné à vivre loin de chez lui. Ce mot « exilé » sonnait délicieusement à ses oreilles. »
Finalement Martin serait-il resté coincé dans son passé, incapable de grandir ?
« Juste à ce moment-là, comme en écho à ses souvenirs, Martin aperçut à travers la fenêtre ce qu’il avait vu quand il était enfant : un collier de lumières dans le lointain, parmi les collines obscures. » « De là-bas, du train, la ferme et Moignac ressemblaient à une poignée de joyaux. »
Ravenbac (Reims, Inscrit le 12 novembre 2010, 46 ans) - 10 mars 2012 |