La vendéenne, Blanche de Beaulieu
de Alexandre Dumas

critiqué par Saumar, le 22 avril 2011
(Montréal - 84 ans)


La note:  étoiles
La justice et l'humanité
Une très intéressante nouvelle issue de la véridique Histoire de la guerre de Vendée. Le récit se déroule en 1793. Deux généraux républicains, Olivier et d’Hervilly se partagent les troupes qui font partie de l’expédition tout en se donnant un rendez-vous pour se rejoindre au petit bois qu'ils avaient reçu l’ordre de cerner. Dans le tumulte, plusieurs Vendéens furent maltraités et les autres furent emmenés pour être fusillés. Olivier déplorant ce carnage s’appuya à un arbre lorsqu’un homme le supplia de le sauver. S’étant évanoui, Olivier veut lui donner les premiers soins, ouvre son habit et s’aperçoit que c’est une femme. Il donna à cette femme un déguisement d’homme et jeta son habit vendéen dont l’insigne l’aurait trahi. J'ai beaucoup apprécié ce geste d'humanité, qui plus est, survient dans un contexte de guerre. Qu’adviendra-t-il à Olivier après que cette femme, nommée Blanche, lui aura annoncé qu’elle est la fille du Marquis de Beaulieu, un des chefs vendéens; de surcroît, Blanche est éprise d’Olivier, et ce dernier, arrivera-t-il à la sauver?

J’ai trouvé l’histoire très intéressante, la narration est vivante et bien structurée. L’écriture magnifique de ce court récit et l’originalité de l’intrigue amoureuse m’ont fait passer une heure d’un pur bonheur. Je me questionne à savoir si le point de vue de l'auteur serait de prouver que la bravoure n'est pas le partage exclusif de l'homme?