Photonick tome 1 : Descente aux abysses
de Ciro Tota

critiqué par Jean Loup, le 28 avril 2002
(Vaulx en Velin - 46 ans)


La note:  étoiles
La nostalgie du bossu...
Photonik ? Les vieux routards s'en souviennent certainement. Si vous aviez une dizaine d'années au début des années 1980 et que vous étiez déjà fan de BD, il est probable que vous ayez été un fidèle lecteur des éditions Lug (aujourd'hui devenues Semic). Des titres comme Strange, Titans, Nova ou Spidey livraient chaque mois leur lot de BD de super héros. C'est dans Spidey que Photonik fut publié, et l'une de ses originalités était d'être une création française. Tout comme Mitton avec son Micros, Ciro Tota s'engageait sur les chasses gardées des auteurs de comics américains.
C'est donc avec nostalgie et émotion que l'on se plonge dans cette réédition chez Delcourt, qui rassemble quatre épisodes. Curieusement, on prend la série en cours de route. N'ayant pas de vieux Spidey sous la main, je ne saurais dire combien d'épisodes avaient déjà été publiés, mais il me semble que le bossu de lumière avait déjà combattu pas mal d'ennemis. "Descente aux enfers" reprend le face à face de Photonik et du comte Vampyr, après un épisode récapitulatif (peu intéressant selon moi). La confrontation est dans la tradition des comics de cette époque, ce qui est à la fois sa force et sa faiblesse : le côté nostalgique fonctionne, mais le scénario a vieilli et paraîtra assurément faiblard à une personne adulte sans lien affectif avec Photonik. L'achat de cet album est donc dispensable si vous n'êtes pas de la génération Lug, mais il peut être envisagé si vous souhaitez renouer avec des émotions anciennes.