Terminus sanglant
de Michel Honaker

critiqué par Kalie, le 25 février 2011
(Sarthe - 54 ans)


La note:  étoiles
Train fantôme
« Terminus sanglant » est le numéro 54 de la collection Gore, le deuxième et dernier roman de l’écrivain Michel HONAKER dans cette collection.

En revenant de la sépulture de sa mère, John Warren saute dans un train à Portland pour rentrer chez lui. Ce train n’est annoncé nulle part mais un employé l’indique avant de disparaître dans la foule.

Warren est seul dans son wagon et le train est presque vide. Les rares passagers ont un air antipathique. Finalement, il trouve un contrôleur tout aussi peu aimable et lui demande s’il y a un arrêt avant Boston. Warren finit par descendre à Blackpit (10 minutes d’arrêt) une gare sinistre pour se restaurer. Et sa fichue montre qui s’est arrêtée… En rejoignant le quai, il s’aperçoit que le train a disparu sans l’avoir entendu partir !
John se rappelle alors l’attitude du contrôleur lorsqu’il est descendu du train : « Je me retournai machinalement en direction du train. Je vis que le contrôleur m’observait derrière une fenêtre. Une drôle d’expression dansait sur son visage, mi-craintive, mi-amusée. »

Abandonné dans le froid et l’obscurité, John trouve un vieux chef de gare qui lui conseille de partir au plus vite et de rejoindre le village en suivant un chemin derrière la gare. Subitement un grondement venant d’on ne sait où fait fuir le chef de gare qui se calfeutre chez lui. A travers une végétation noircie et figée, Warren, rejoint le village qui ressemble plus à un cimetière qu’à autre chose…

L’horreur de la situation va aller crescendo : grondement mystérieux, inconnu décapité sur la place du village, corps déchiquetés, vampires, rien n’est épargné à John Warren.

Le début du récit semble tout droit sortit de la série « La quatrième dimension ». On est tout aussi perdu que le héros. L’histoire est passionnante avec un très bon suspense. Mais arrivé au milieu du livre, après certaines révélations, le récit devient plus classique, moins haletant. Ce qui n’empêche pas certaines scènes d’être assez répugnantes.

Le sujet de ce roman, au départ plus fantastique que gore, a parfois un arrière goût de déjà vu (SALEM et Cie) mais en beaucoup plus sanglant. Un bon Gore.