La grossesse de Yōko Ogawa

La grossesse de Yōko Ogawa
( Ninshin karendā)

Catégorie(s) : Littérature => Asiatique

Critiqué par Jules, le 15 mars 2002 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (39 471ème position).
Visites : 2 009  (depuis Novembre 2007)

Va- t-on poursuivre ?...

Ce petit volume fait partie d'un joli coffret composé de trois nouvelles écrites par Yôko Ogawa dont « La Piscine » Yôko Ogawa est née en 1962 et a obtenu le prix Akutagawa en 1991.
Ce livre débute six semaines et un jour après le début de la grossesse de la sœur de la narratrice. Les deux sœurs et le beau-frère vivent ensemble. Nous connaîtrons immédiatement le sentiment de la narratrice pour son beau-frère, ainsi que pour cette grossesse d'ailleurs.
En effet, à l’annonce de celle-ci, elle constate qu’elle n'a même pas félicité sa sœur et dit : « Mais au fait, doit-on se féliciter de la naissance d'un enfant entre ma sœur et mon beau-frère ? J'ai cherché le mot « félicitations » dans le dictionnaire… J'y ai trouvé la définition suivante : « Compliment pour fêter un événement heureux. »
Tout au long du livre, la narratrice reste totalement en recul des événements, comme s’ils ne la concernaient en rien, à se demander si elle est concernée par quoi que ce soit. « De toute façon, j’ai du mal à comprendre ce qu'est un couple. Cela m'apparaît un peu comme une étrange entité gazeuse. Un corps éphémère, sans contour ni forme… » Un fait est certain : elle n’aime pas son beau-frère.
Nous allons ainsi avancer de « 3 janvier (samedi) 6 semaines + 5jours » en « 14 mars (samedi) 16 semaines + 5 jours » et ainsi de suite jusqu’à l’accouchement.
Les nausées vont apparaître et, de ce moment, toute la vie de la maison tournera autours de l'estomac de la femme enceinte. Un jour, tout aussi brutalement, elles seront remplacées par une fringale démentielle qui aboutira à une véritable orgie de confitures aux pamplemousses… C'est d'ailleurs avec beaucoup de complaisance que la narratrice ne cessera d'en faire.
J’ai trouvé que la lecture de ce livre demandait une certaine persévérance. Au fil des pages on se dit que tout cela n'a pas un bien grand intérêt et que si les choses devaient se poursuivre ainsi. Mais on reste quand même, on attend, on espère … Et, soudain, une lueur !… Il pourrait bien en effet y avoir quelque chose.
J'ai donc terminé ce petit livre... Pas mécontent, non, mais il devait y avoir mieux qui m'attendait...

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Un récit complètement vide

2 étoiles

Critique de Ravachol (, Inscrit le 24 octobre 2010, 34 ans) - 28 novembre 2011

C'est sur un ton enfantin que Yoko Ogawa nous parle de la grossesse de sa soeur et de son beau-frère. Indifférente au fond de l'évènement, à savoir l'arrivée d'une nouvelle vie, la narratrice est néanmoins très attentive à chaque détail qui métamorphose sa soeur. Grain de peau, gonflement du ventre, nausées et surtout nutrition: la future maman semble être devenue une bête curieuse que l'on observe de façon primaire. Et après tout pourquoi pas?

Mais le problème, c'est que ce ton enfantin, la narratrice ne va pas le quitter d'un mot, jusqu'au dénouement autant imprévu que prévisible.

Une nouvelle qui se lit et qui s'oublie. Bien loin de " l'annulaire" par exemple.

A Saule

6 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 15 mars 2002

Bien d'accord pour dire que "La piscine" était meilleur ! C'est d'ailleurs parce que j'avais lu celui-là que j'ai acheté ce coffret à la Foire du Livre. Personnellement j'aime assez cette idée de coffret faite par Actes Sud et Babel. Ils l'ont fait pour d'autres nouvelles, pour Auster, pour Wassmš, Berberova et quelques autres.

Poursuivons...

8 étoiles

Critique de Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 52 ans) - 15 mars 2002

On retrouve l'ambiance trouble et légèrement perverse et un peu dérangente de Ogawa dans cette nouvelle. J'avais critiqué le coffret dont parles Jules et je suis étonné du peu d'étoiles donnés à l'époque. Je garde un souvenir assez fort de ces petites histoires, surtout de 'La piscine', meilleure que 'La grossesse'.

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