Prisonnier de l'Annapurna
de Benoît Heimermann, Jean-Christophe Lafaille

critiqué par Gnome, le 5 décembre 2010
(Marseille - 48 ans)


La note:  étoiles
Jean-Christophe Lafaille était un géant
4ème de couverture :

Son récit tient en 3 temps...
UNE SECONDE pour voir disparaître son compagnon de cordée quand un rappel s'arrache et précipite Pierre Béghin dans la face sud de l'Annapurna.
CINQ JOURS pour désescalader sans matériel cette paroi, ce qui constitue l'une des plus étonnantes histoires de survie de l'alpinisme. Mais le pire est à venir, dans le regard des autres au retour, dans la culpabilité puis dans la dépression.
DIX ANS pour pouvoir en parler : le temps qu'il lui faudra pour remonter sur ce sommet et sortir, par le courage, d'un drame personnel.
Prisonnier de l'Annapurna est le roman vrai d'un homme qui a su prendre sa revanche sur le destin.

Mon avis :

JC Lafaille faisait partie des très très grands de l'alpinisme moderne. Il a malheureusement disparu en 2006 lors d'une ascension en solitaire sur le Makalu en Himalaya, alors qu'il commençait à se faire une très solide réputation dans les ascensions hivernales de 8000. Dans ce très beau livre, il raconte sans pudeur ce qui fut le drame de sa vie d'alpiniste et comment il est arrivé à le surmonter. Ce livre, au style simple et sans détours, permet de prendre conscience de la folie et du courage qu'il faut pour entreprendre l'ascension de la face sud de l'Annapurna, une des parois les plus dures et dangereuses du monde. A noter : on trouve dans ce livre quelques très belles photos.